qui sommes nous

qui sommes nous













association loi 1901 sur le thème de l'utilisation des plantes au moyen age et plus précisément sur la période fin XII début XIII.

Nous avons décidé d'évoquer des métiers particulier du XIII, Teinturier, Barbier, Apothicaire, Chirurgien, Enlumineur, a travers des ateliers, des scènettes, des contes ... seul ou avec la compagnie des griffons (compagnie de reconstitution surtout d'artisans)

Nous pouvons mettre en place des animations sur le thème médiéval (période fin XII milieu XIII).

sur des fêtes, des mercredi créatifs, des clsh, des écoles...

des animations de GN: marchands, apothicaire, soigneur, chirurgien, sorcier...

participer a des spectacles féeriques avec la compagnie L aime en terre (spectacle de rue)


Vous pouvez nous contacter au 06 67 32 89 27

ou sur lamesniedesdelices@neuf.fr

ou sur facebook


# Posté le dimanche 15 février 2009 10:24

Modifié le lundi 02 novembre 2009 04:45

animations

animations








Nous avons la possibilité de mettre en place avec ou sans l'étal de vente
des animations sur la période XII - XIII ieme .





ATELIER BARBIER CHIRURGIEN

Atelier faisant découvrir les outils de chirurgie, les plantes utilisées pour la fabrication des onguents, potions... et les méthodes de travail d'un barbier et d'un chirurgien au XIII ème.
Possibilité de faire une démonstration de soin dentaire, de retrait de flèche, amputation...
Possibilité de fabriquer un remède avec le public.

ATELIER TEINTURE

Démonstration de teinture de la laine avec des plantes, toutes les étapes, lavage de la laine, trempage dans bain de mordant, choix de la teinture, des plantes, du type de chaudron des ajout de mordants, bain de teinture, rinçage, filage ...
Teinte sur tissus avec les enfants a partir de formes en bois ou réalisation de l'emprunte de leurs main.

ATELIER ENCRE

Apprendre a faire une encre naturelle et a l'utiliser
réalisation d'une lettrine
apprentissage de l'écriture CAROLINE

ATELIER HERBORISTE

Apprendre a reconnaître les plantes ( plantes autour de la manifestation)
Apprendre a faire un herbier cueillette, sélection, mise en presse
Apprendre a reconnaître les épices, leurs provenance, leurs utilisations
Apprendre a faire un miel ou un sirop aux plantes


ATELIER INITIATION TIR A L ARC

Découverte de l'arc, de l'équipement d'un archer
Tir sur cloche ou sur cible à partir d'arc entre 20 et 50 livres
Flèche sécurisée blunt et mousse.

ATELIER JEUX

initiation au combat armes en latex norme CE enfant
route des éspices découverte des épices a travers un jeu de plateau

LE CAMPEMENT
Nous vous proposons un campement, avec évocation des activités artisanales et de la vie courante que l'on pouvait rencontrer à l'occasion d'un marché, d'une foire annuelle comme a provins du XIIIème siècle.

Notre campement se compose d'une tente échoppe, d'un atelier pouvant recevoir plusieurs personnes, d'une tente normande 5m sur 3 m, d'un auvent 4m sur 3 m d'un coin fabrication de repas ou teinture (plusieurs chaudrons cuivre,fer...sur différents supports)
Nos besoin pour assurer la prestation dans de bonnes conditions
un accès possible la veille de la fête pour montage du camp
un espace de terrain meuble (15m x 6 m, pavé, bitume ou stabilisé à proscrire)
un point d'eau potable à proximité (besoin en teinture important)
2 bottes de paille pour le couchage et le sol du camp (si possible)
suffisamment de bois pour assurer les animations teinture, encre, médecine et la cuisine (environ un demi-stère par jour).

Nous pouvons animer des fêtes médiévales, des fêtes privées, des animations de rue, des GN seul ou avec des compagnies amies :
la mesnie des griffons période XIII
L aime en terre théâtre de rue thème fantastique, contes et plantes... (échassier, conteur, artificier)
organiser des banquets (repas médiévaux)

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 13:35

Modifié le lundi 27 avril 2009 07:16

Sorties

Sorties
pour ceux qui souhaitent nous suivre, nous rencontrer, ou nous acheter des produits merci de vous inscrire à cette adresse nous vous ferons parvenir les dates et lieux de nos prestations.


lamesniedesdelices@neuf.fr


sorties 2009

Malesherbes 15 avril clsh animation 5-12 ans
marché de Pontoise 25-26 avril
St maur avec les griffons 16 mai
Médiéval d'Oise, Pontoise 17 mai

Compiègne 23 et 24 mai Je déconseille vivement cette fête ou on a servi avec des artisans de bouche trou... pour faire valoir un soit disant jardin médiéval, perdu et non fléché, bilan pas un chat et aucune possibilité de discussion avec l'organisatrice...

Dourdan 6-7 juin avec les griffons
Provins fête médiévale 13 et 14 juin
Mandres-les-Roses 21 juin
fort de condé festival fantastique 4 et 5 juillet
GN Mediewelt 17 au 19 juillet
Malesherbes 30 juillet animation clsh thème découverte des épices
Saran 26 aout clsh découverte des épices
Crevecoeur fête de la renaissance 13 septembre
Brie conte robert 3 - 4 octobre
marché des fous d'histoire Pontoise 20 au 22 novembre




les sorties pour 2008:

Pontoise 10, 11 avril marché
Le Touquet 26, 27 avril festival d'archerie
Orléans 1er mai
GN Foret de Rambouillet enterrement de vie de garçon 3 mai
Sully 17, 18 mai fête de l'histoire
Epernon 24 mai avec les mesnie des griffons
Musée du Vexin Français, Théméricourt 25 mai 2008
Provins 14, 15 juin
Brignac Troll ball GN 28, 29 Juin
Montbazon 5 juillet
Fort de condé 12 , 13 juillet
GN Fort de condé 29 au 31 aout univers ADD avec les derniers de solace
GN épices enterrement de vie de garçon
marché des fous d'histoire Pontoise 14, 15 et 16 novembre
marché de noël décembre malesherbes

# Posté le lundi 14 janvier 2008 08:53

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 13:17

plantes aromatiques, gommes et resines

plantes aromatiques, gommes et resines
nous avons à la vente des plantes aromatiques, épices, gommes ou résines.














Provenance et histoire:

Baie de genièvre : Originaire du bassin méditerranéen
Le genévrier a toujours fait partie des condiments et médecines utilisés.
Déjà en Egypte ancienne, il était utilisé comme digestif et contre les parasites intestinaux. Plus tard, les médecins grecs y ont eu recours en particulier pour lutter contre la peste (Hippocrate), purger le foie et les humeurs (Pline et Galien). Le genévrier était consacré à Jupiter à cause de son bois imputrescible. Mais ses baies noires bien sèches, produit courant et de peu de valeur servaient aussi de moins nobles desseins, comme tromper les acheteurs d' épices en coupant le poivre, denrée rare et exorbitante...
Le bois était aussi utilisé par les alchimistes pour créer la pierre philosophale...
Depuis toujours, le genévrier a pour réputation d'être celui qui protège les personnes qui souffrent : la Vierge Marie cacha l'enfant Jésus dans un genévrier pour qu'il échappe aux soldats romains. Il est depuis consacré à la Vierge et on lui prête des vertus bénéfiques capable d'éloigner les sorcières.
Au Moyen Age, on accrochait des branches aux portes pour se protéger des sorcières, on le brûlait pour éloigner les serpents, les Ecossais enduisaient les blessures (et surtout, les brûlures) faites au combat.


Basilic : Certainement originaire de l'Inde, le basilic est cultivé dans la zone méditerranéenne
Il a toujours été utilisé par les Egyptiens, les Grecs anciens qui l'injuriaient pour assurer sa germination et aussi les Romains pour qui il était l'un des symboles de l'amour.
En Inde, la variété sanctum a un rôle plus religieux (il est dédié à Vishnu et Krishna) que culinaire, il est sensé protéger le mort dans l'autre monde. Les Grecs orthodoxes en parfument l'eau bénite et en disposent au pied des autels. le basilic est une plante à forte connotation religieuse dans de nombreuses confessions : en Inde, dans la Grèce antique, chez les orthodoxes et même dans la religion catholique : c'est la plante qui pousse autour du tombeau du Christ après sa résurrection !
C'est aussi un symbole de l'amour chez les Romains comme chez les romantiques. Ces derniers pensaient qu'une tige offerte à sa dulcinée provoque en elle un amour éternel.
Mais c'est aussi une plante ambiguë, avec des propriétés médicinales : contre l'épilepsie (d'après Pline), contre les obsessions, les idées noires, le mal de vivre. Pendant longtemps le basilic est passé des plantes comestibles aux plantes toxiques. En Europe occidentale, c'était aussi bien l'herbe du diable qu'une plante pour lutter contre les sorcières...

Benjoin bloc : On trouve le styrax originaire d'Indochine Le benjoin était autrefois utilisé comme encens.
Il se présente sous forme de morceaux solides mais fragiles d'un brun foncé ou blanc. Il faut traiter encore ce produit pour réduire la résine sous une forme liquide. Le benjoin est une résine que l'on obtient par incision de l'écorce du styrax. Solidifiée, cette résine prend l'aspect cristallin de petits cailloux qu'il est alors possible de brûler. Il s'en dégage une odeur douce, légèrement vanillée. Son pouvoir désinfectant et sacré est célèbre depuis l'Antiquité. De la caravane des rois mages au populaire papier d'Arménie, le benjoin reste un allié sûr dans la destruction des miasmes et la dilution des pensées négatives.
La résine de benjoin soulage les tensions nerveuses, les maux de tête et facilite par là même la concentration intellectuelle. C'est à juste titre qu'elle est considérée depuis toujours comme un purificateur de l'atmosphère ambiante. Elle chasse les odeurs de renfermé et, du point de vue psychique, prépare les retrouvailles avec les idées claires et positives.

Badiane : sud-est de la Chine - nord Vietnam Utilisé dès l'Antiquité pour ses vertus médicinales, très convoité depuis le Moyen Age.
Marco Polo garda longtemps le secret de son origine (sud-est de la Chine - nord Vietnam), car il se vendait à prix d'or.
Il est connu et estimé en Chine depuis plus de onze siècles avant notre ère. Ses fruits étaient levés comme impôts sous la dynastie des Song (960-1279). Lors de mauvaise haleine, vous pouvez simplement sucer de la badiane (fruit de badiane), cela s'avère efficace, par exemple en fin de repas.

Bardane : originaire d'Asie et d'Europe La tradition européenne en a fait une plante médicinale fort appréciée
En Europe, on l'a beaucoup consommée dans les campagnes. D'abord ses feuilles, les très jeunes seulement, car en se développant elles deviennent amères. Ensuite les pétioles des feuilles, qu'on peut manger crus ou cuits lorsqu'ils ne sont pas amers et qu'on peut faire lacto-fermenter. Puis les jeunes pousses, tout juste sorties de terre, qui se mangent crues en autant qu'on les pèle d'abord pour en éliminer la partie amère. On peut aussi les conserver dans du vinaigre.

Bourgeons de pin : Le Pin Sylvestre, originaire du Midi de la France Hippocrate prescrivait les bourgeons de pin contre les pneumonies. Les médecins arabes les utilisaient contre les ulcères pulmonaires.
Les bourgeons de pins séchés sont traditionnellement utilisé en phytothérapie sous forme d'infusé, de sirop pour les maladies des bronches. Riche en résine odorante, ils sont récoltés au printemps, avant leur ouverture. Le pin sylvestre, originaire du midi de la France, est considéré comme le plus précieux des pins. Il possède une écorce rose et ses bourgeons dégagent une odeur agréable caractéristique due à leur forte teneur en huile essentielle.

Cannelle tuyau 20cm Cannelle brisure : du Sri Lanka, de Birmanie et du sud de l'Inde
mythe gréco-romain, colporté par les marchands arabes (d'après Hérodote, Histoires)
La cannelle provenait d'une montagne du fin fond de l'Arabie, où elle était jalousement gardée par de cruels oiseaux de proie qui l'utilisaient pour bâtir leurs nids. Comme ils nichaient sur les flancs de la montagne, les braves explorateurs arabes devaient lancer de gros et sanglants quartiers de viande de singe pour que les oiseaux, avides de sang, les entreposent dans leurs nids qui finissaient par céder sous la masse. Les courageux explorateurs arabes devaient faire très vite pour grappiller quelques fragments de cannelle provenant des nids, car les oiseaux ne restaient pas dupes longtemps...
"Elle excite l'urine et les humeur, elle fortifie l'estomac, le coeur et le cerveau, elle aide à la digestion, elle excite les mois et l'accouchement des femmes et chasse els vents. Son usage uimmodéré enflamme les humeurs, et les jette dans une grande agitation.Elle convient aux vielliards, au phlegmatiques et aux mélancoliques et à ceux qui ont un estomac faible. Mais elle ne convient point aux jeunes gens d'un tempérament chaud et bilieux."
Nicolas Lémery, médecin apothicaire

Cardamome : Originaire d'Asie, et probablement des forêts humides de moyenne altitude en arrière des côtes de Malabar en Inde, elle a migré vers l'Afrique Noire et les pays arabes. Le parfum de la cardamome est agréable, pénétrant, légèrement camphré, avec une pointe de poivre et de citron. Depuis des millénaires, les graines de cardamomes servent à rafraîchir l'haleine et à lutter contre le parfum persistant de l'ail. Ce qui permet aussi de profiter de ces vertus digestives et stimulantes. D'un point de vu plus culinaire, la cardamome parfume le café arabe et les desserts orientaux. Epice appréciée en Scandinavie elle y parfume gâteaux, vins chaud, tartes, charcuteries. Plus prés de chez nous, les graines peuvent parfumer de fabuleux pain d'épices...
Du coté chrétien, Saint-jérôme (340 - 420) la cite comme parfum utilisé par les ecclésiastes du IVe siècle.
Etrangement, la première apparition de la cardamome connue dans un texte chinois date de l'an 720.
Au Xe siècle, les vikings découvrent et rapportent ces gousses parfumées en Scandinavie ou elle sont toujours populaire. Au XIe siècle, Avicenne dans le canon de la médecine la dit indispensable au thériaque pour lutter contre maux de gorge et toux.
Dès le XIIe elle entre dans la composition du pain d'épices. Mais elle est aussi conseillée pour lutter contre pâmoison et maux de c½ur, contre les faiblesses de l'estomac et celles du cerveaux par Plaetarius...
Elle est utilisée, au XIIIe siècle, dans le nord des Alpes contre les problèmes digestifs.

Coriandre : La coriandre est originaire du Moyen-Orient ou d'Asie Mineure
Les Egyptiens l'utilisaient souvent : les graines parfumaient des galettes de céréales sous Ramsès. Dans les tombeaux de la XXI dynastie (1085-945 avant JC) on a retrouvé des graines de coriandre,...
La coriandre arrive dans le nord de l'Europe avec les Romains qui l'utilisent pour conserver la viande (mélange de coriandre, cumin et vinaigre) ainsi que pour parfumer leurs pains.
Rend le vin plus enivrant en Inde et en Egypte ancienne
Remède universel et rend immortel en Chine
Hippocrate la conseille pour favoriser le sommeil et la conception
Au Moyen Age : elle sert aussi bien à éloigner les puces qu'à faire des philtres d'amour.
En mâcher rafraîchit l'haleine

Clou de girofle : Originaire des Mollusques , Dans une sépulture mérovingienne (France autour de +600)
Première trace occidentale en +334 : l'empereur romain Constantin le Grand offre à Saint Sylvestre, évêque de Rome, entre autres choses, 150 livres de clous de girofle.
Au VIième, Cosmas Indicopleustes indique que le girofle, la soie, le santal proviennent de Chine via Ceylan. Ce qui est faux, il provient des îles mollusques. Cela montre bien comment pendant longtemps, le secret des origines des épices a été gardé...
Dans une sépulture mérovingienne (France autour de +600), on a retrouvé une petite boîte en or contenant 2 clous de girofle comme seul trésor.
A la fin du Moyen Age, il est utilisé en Europe pour conserver les aliments.
" Si un homme perd sa puissance virile, il doit cesser de boire de l'alcool pour le remplacer par du lait épicé au moyen de 5g de clous de girofle : cela le fortifiera et lui fera désirer à nouveau sa femme".
Un autre témoignage nous dit : "Plusieurs pincées de poudre de girofle dans un bain attirent le feu de l'aura et favorisent l'attraction sur le sexe opposé"

Citronnelle lemon : Plantes originaires de l'Asie tropicale : le Sri Lanka ou l'Inde Ses propriétés médicinales connues depuis l'Égypte ancienne, les Grecs et les Romains. La citronnelle est utilisée dans la cuisine asiatique; on se sert de la base des tiges fraîches en retirant les feuilles externes pour ne conserver que le centre. La citronnelle est ensuite coupée en morceaux qui seront éliminés après cuisson. Pour aromatiser les plats de viandes, de légumes, pour les curry, les potages. On extrait de la citronnelle une huile essentielle qui est vendue pour repousser les moustiques. On peut aussi faire brûler des feuilles sèches de citronnelle dans le même but.
Les feuilles fraîches servent à préparer une délicieuse infusion digestive et rafraîchissante.

Curcuma : originaire du sud-est de l'Asie, l'Inde est considéré comme sa zone de domestication il est cultivé en Chine depuis le VIIe siècle. Durant le VIIIe siècle, le curcuma prends l'assaut de l'Afrique de l'Est, mais pour l'Afrique de l'ouest il attendra le XIIIe. Le curcuma est connu en Allemagne depuis 1150, sous le nom de Indischer Safran (safran indien). Connue depuis les assyriens, les vertus colorantes du curcuma sont connues en effet la curcumine vire au rouge en milieu acide.échappées. Ainsi, il se cache sous le doux nom de E100.

Colombo : La poudre à Colombo (ou la poudre de Colombo) n'est pas une épice mais un mélange d'épices. De couleur jaune, on pourrait la confondre avec du curry (jaune) et l'odeur y ressemble légèrement mais il est un peu plus doux. Le Colombo est l'équivalent antillais du curry indien. C'est d'ailleurs grâce aux Indiens - les coolies, immigrés des Indes orientales aux Antilles - que le Colombo a été introduit aux Antilles à partir de 1862. gousses d'Ail, Piments rouges piquants frais, Coriandre moulue, Curcuma en poudre, Moutarde moulue

Curry : De l'inde, plus precisément de l'Inde du Sud (au Nord on parle plus souvent de Masala), les mélanges d'épices complexes que sont les currys ont influencés les cuisines du monde entier comme celles voisines de l'Asie du Sud-Est bien représentées par la Thaïlande (curry rouge ou vert thaï) ou plus lointaines comme celles d'Afrique (comme le Kari d'agneau au Sénégal, ou le Ras-El-Hanout) ou encore celles des Antilles (en particulier les colombo), et sans oublier la cuisine anglaise qui a beaucoup pris à ces colonies... Dans une poêle faire dorer à feu moyen les piments, la coriandre, la moutarde, le poivre noir, le fénugrec. Pilez et ajouter le gingembre, le curcuma.

Coquelicot : On suppose que le coquelicot est originaire d'Europe du Sud ou du Moyen-Orient, Les Grecs en mangeaient les jeunes feuilles en salade, Les fleurs du coquelicot constituent l'un des ingrédients de la célèbre "tisane aux quatre fleurs", avec le pied de chat, la mauve et le tussilage. Comme tous les pavots, le coquelicot a des effets narcotiques dus aux alcaloïdes qu'il contient. En phytothérapie, on utilise ses pétales séchés, dont on fait le plus souvent des tisanes. Ses effets apaisants se font sentir sur l'adulte, mais surtout sur les jeunes enfants (on mélangeait autrefois du coquelicot à la bouillie des enfants pour faciliter leur sommeil).

Camomille matricaire : Originaire d'Europe de l'Est et du Moyen-Orient.
Très utilisée en infusion (on estime qu'il se boit dans le monde chaque jour plus d'un million de tasses de camomille), il ne faut cependant pas en négliger les vertus phytothérapiques : la camomille matricaire a sensiblement les mêmes propriétés médicinales que la camomille romaine, elle aussi très fréquente en officine.
La légende rapporte d'ailleurs que Ramsès II a été embaumé avec de l'huile essentielle de camomille romaine, alors que pour les Anglo-Saxons la camomille (vraisemblablement la romaine) est considérée comme l'une des sept plantes sacrées. C'est toutefois principalement la camomille matricaire qui a fait l'objet d'études poussées.
Traditionnellement on l'employait en Égypte pour traiter l'insolation et la fièvre. Plus tard on l'a utilisée pour soulager l'insomnie, le mal de dos ainsi que les rhumatismes et l'indigestion.

Ecorce d orange : L'oranger (Citrus sinensis) est originairement de Chine. La route méditerranéenne fut empruntée, à l'époque des croisades (XIe siècle-XIIIe siècle), en premier lieu, l'orange douce donne un jus délicieux consommé frais ou conservé en quantité très importante dans le monde entier. Elle est également consommée en "orange de table" crue entière, dans la confection de salades de fruits, pâtisseries (quartiers, jus ou zeste), dans la cuisine salée ainsi qu'en sirop, confitures, gelées. Elle entre également dans la confection de nombreuses confiseries (fruits confits, chocolats, bonbons). Les fleurs et les feuilles de l'oranger sont utilisées en parfumerie et en pharmacopée, ainsi que pour confectionner les couronnes de mariées traditionnelles.
L'orange contient 47 kilos-calories pour 100 grammes de jus frais. Sa teneur en vitamine C est très importante de l'ordre d'environ 50 milligrammes pour 100 grammes de fruit. Avec la consommation d'une orange par jour on couvre les 4/5 ème des besoins de notre organisme en vitamine C. L'orange est également riche en vitamine A, en carotène utile pour la croissance et la vision crépusculaire, et aussi en vitamine B (1, 2 et 6). Fruit excellent pour leur croissance en raison de sa forte teneur en calcium. Autre attrait du fruit : le potassium qu'il contient régularise l'activité du muscle cardiaque. Le soufre, le fer et le phosphore sont également présents. Son grand pouvoir alcalisant permet d'équilibrer l'alimentation trop souvent axée sur la viande et donc trop acide. Ce fruit possède peu de sodium et est donc vivement recommandé aux adeptes du régime sans sel.

Ecorce de citron : Autrefois appelé limon, qui vient de l'italien limone, de l'espagnol lima, de l'arabe laymûn, du persan limún, du sanskrit nimbú. Le mot lime a été gardé pour nommer le citron vert. Et on continue à appeler populairement cette plante le limonier d'Inde. Son origine est incertaine, il pourrait être le résultat d'hybridation naturelle entre le cédrat, la lime et le pamplemousse. Originaire de Chine et d'Inde, sur les contreforts de l'Himalaya, il a été utilisé des le début du Moyen Âge sur les bateaux arabes puis en Europe vers la fin du XIIe siècle. Le jus frais est utilisé en assaisonnements sur le poisson, Il remplace le vinaigre dans les salades.
Additionné d'eau et de sucre, il compose la citronnade : une boisson rafraîchissante. Il est également un ingrédient essentiel de la limonade. Réputé pour avoir des propriétés antiseptiques, il est utilisé dans de nombreux traitements contre le mal de gorge et permet également de faire des cures pour les mains. Il est de plus utilisé en cosmétologie pour éclaircir et unifier le teint. Il élimine 30% de glucose dans le sang, efficace pour le diabète. Son jus est efficace pour éviter les mucosités : du jus de citron dilué dans de l'eau chaude évite d'avoir la voix enrouée. Un sucre imbibé de jus de citron est le remède le plus efficace qui soit contre le hoquet. Bien que le mécanisme d'action soit inconnu, l'effet est immédiat et garanti et se vérifie facilement sans danger.

Encens des indes morceaux : L'encens a été connu et utilisé par les Anciens. Hippocrate le recommandait pour ses propriétés médicinales. Ils contiennent un ingrédient naturel indigène à l'Inde appelé "halmaddi". Halmaddi gris est un semi-liquide résine tirée du Ailanthus malabarica arbre. Il sent bon les fleurs de la Plumeria arbre. Plumeria fleurs sont connues sous le nom Champa fleurs en Inde, d'où le nom de l'encens.
Halmaddi est hygroscopique, ce qui signifie qu'il absorbe l'humidité de l'air.

Estragon : Originaire de Russie et plus précisément des grandes steppes de Sibérie, l'estragon doit son nom au latin "dracunculus" qui signifie petit dragon. Une croyance populaire voulait en effet qu'il soit la panacée contre les morsures de serpent (vipères). Il fut introduit en Europe au Moyen Âge, époque à laquelle il figure par ailleurs dans le Capitulaire de Charlemagne en tant que remède contre les maux de dents. L'estragon était déjà reconnu par Dioscoride comme l'herbe aux dragons, Grecs et Romains la croyait efficace contre les morsures de serpents. En Inde, le jus d'estragon et de fenouil était une boisson réservée uniquement aux souverains. Avicenne nous indique dans son 'Canon de la médecine' que l'estragon était très utilisé par les peuples arabes contre les morsures de vipères, contre la peste et le choléra. A la fin du Moyen Age, l'estragon est introduit en Europe par les croisés pour une utilisation proche de celles décrites par Avicenne et Dioscoride ; mais sa galénique change : on préfère l'utiliser sous forme de liqueur... L'estragon est un stimulant général et digestif mais c'est surtout un très bon antispasmodique. 2 à 3 gouttes d'essence d'estragon sur un sucre peuvent stopper une crise de hoquet.
L'estragon a une saveur fine et délicate mais qui imprègne rapidement les plats, aussi faut il l'utiliser en petite quantité. Il parfume agréablement le beurre, le vinaigre, les sauces (tartare, béarnaise) mais aussi le poisson et la volaille. Les feuilles se consomment fraîches ou séchées. Fraîches et blanchies, elles décorent joliment les oeufs en gelée, les poissons froids et les chauds-froids de volaille.

Fenugrec : Originaire du Moyen-Orient, il s'est répandu dans tout le bassin méditerranéen et même jusqu'en Inde où il entre dans de nombreux mélanges typiques de l'Inde (Sambar Curry ....). Connu depuis l'antiquité comme plante fourragère, condiment (voir légume) et médecine, mais aussi pour l'embaumement dans l'Egypte ancienne, il a depuis perdu de sa popularité dans nos pays. le fenugrec était utilisé contre la calvitie au Moyen Age, il est toujours utilisé dans des lotions capillaires en Inde. Plante associée à la naissance, durant 40 jours, la jeune mère reçoit des plats parfumés au fenugrec pour favoriser la montée de lait.
Les graines sont très dures, il faut donc les griller ou les faire tremper dans l'eau pour les moudre plus facilement
Une fois en poudre, il s'évente très vite... Le fenugreek souvent utilisé dans les recettes indiennes demande à être chauffé dans une pôele sans matière grasse, il faut le faire très brièvement sinon son goût amer sera accentué. La meilleure chose est de le faire séparément des autres épices, d'en mettre très peu en quantité et de goûter une graine une fois rôtie, avant de l'incorporer définitivement au plat.

Galanga:Cette épice dont la plante provient fort probablement de Chine, y est utilisée de longue date, depuis l'antiquité, comme une épice et une médicinale. Le galanga du nom latin Alpinia galanga est de la famille des Zingibéracéesest, une plante herbacée vivace et rhizomateuse.On en trouve deux catégories : Grand Glanga et Petit Galanga, ce dernier étant plus aromatique, s'utilise en légumes mais reste assez rare, alors que le grand, également appelé gingembre du Laos ou gingembre thaï, est plus connu et largement disponible. Il est parfois appelé "gingembre" du fait de leur ressemblance mais aussi de leurs saveurs assez proches. Le Galanga est moins piquant que le gingembre, pour cetet raison il peut le remplacer dans certaines préparations en cuisine. Le Galanga frais possède une saveur légèrement citronnée qui rappele le Combava (un petit citron vert bien parfumé).
Déjà Plutarque (46-119) le mentionne, mais il est difficile de dire s'il s'agit de la même plante ou d'un rhizome local...
Au IXe siècle, elle apparaît en Europe dans une liste d'épices du monastère de Corbie.
Au Xe, Avicenne (980-1037) loue ces vertus thérapeutique. Et durant le moyen-age elle rallie l'Europe centrale.
Au XIIe, Hildegarde de Bingen la conseille contre les problèmes intestinaux et d'estomac.
Le petit galanga se présente sous une forme proche du grand galanga (Alpinia galanga) mais n'excède pas 1 mètre de haut. Son rhizome est plus fibreux et plus sombre que celui du grand. Il a aussi un goût, une odeur plus marqués plus âpres qui rappelle le gingembre, la cardamome, l'eucalyptus. Ces caractères plus brutaux font qu'il est plutôt utilisé comme plante médicinale en Europe mais en Asie, les deux galanga sont souvent utilisés indistinctement...
Le galanga est aussi connu pour ses propriétés considérées comme aphrodisiaques. On lui prête la propriété de "réchauffer le corps", surtout celui des femmes, de « booster » la libido et d'attiser la sensualité par son arôme.
Il appartenait déjà à la pharmacopée ayurvédique qui utilisait ses propriétés tonifiantes et stimulantes, mais c'est la médecine traditionnelle arabe qui le plébiscita pour ses propriétés aphrodisiaques. Ainsi, le galanga, passa en Europe, où depuis le Moyen Age, il est réputé pour ses vertus aphrodisiaques. [1]
Les principes actifs, contenus dans la racine, facilitent la production par l'organisme de substances impliquées dans les mécanismes de la libido féminine. Ils ont un effet régulateur en stimulant certaines zone du cerveau responsables du tonus général et de l'activation des centres des sensations liées au plaisir.
Très utilisé dans la cuisine Thaî, indonésienne, Vietnamienne (leur galanga est un peu gisâtre), de Malaisie et de Chine. Utilisez dans toute la cuisine à tendance asiatique. Avec du poisson, les fruits de mer, du poulet, dans vos légumes sautés, avec le lait de coco. Se marie très bien avec le basilic (thaî également), le piment, le poivre vert, la citronelle, le clou de girofle, la ciboule... et même en pâtisserie. Utilisez le dans les curries, les soupes et portages, les bouillons, quemques pincées de poudre dans vos salades...

Gingembre : Inde (état du Kerala ?), Chine, Forêt de l'Asie du Sud-est, Malaisie, Moluques,.
Le gingembre est aussi l'une des premières épices orientales à rallier le bassin méditerranéen, probablement grâce aux phéniciens (donc avant le IVe siècle avant J.C.). En Egypte antique, il entre dans le processus de momification. Son origine, comme celle de la cannelle, était jalousement gardée par les marchands et pendant longtemps on cru que le gingembre était la racine du poivre. C'est Pline l'ancien ( 23 - 79, auteur et naturaliste romain), au premier siècle de notre aire qui leva ce lièvre : " Ce n'est pas la racine du poivrier, C'est la racine blanche d'une petite herbe. Cette racine quoique âcre, pourrit en peu de temps. elle se vend six deniers la livre"
Dioscoride (40 - 90), médecin grec, le préconise dans son fameux De Materia Medica comme médicinale et précise encore son origine : " il croit en Arabie et aux Indes, ses racines ont quasi le goust du poivre, bon à manger il aide à la digestion, mollit le ventre moyennement, est bon à l'estomac ; on le mêle aux antidotes " Il nous apprends aussi que le gingembre était déjà importé sous forme confite et pas uniquement séché.
VIIe - Il est mentionné dans le Coran : " Allah les [les vertueux] protégera donc du mal de ce jour-là, et leur fera rencontrer la splendeur et la joie, et les rétribuera pour ce qu'ils auront enduré, en leur donnant le Paradis et des [vêtements] de soie, [...]. Et là, ils seront abreuvés d'une coupe dont le mélange sera de gingembre,
puisé là-dedans à une source qui s'appelle Salsabil. " Coran, sourate n°76 Al-Isan (L'homme), versets 11, 12 et 17, 18. IXe, le gingembre est l'une des épices des plus connues car moins cher que le poivre et tout aussi puissant et exotique (prix 'modéré : une livre corresponds à un mouton). Il en existe alors plusieurs qualités, toujours sous forme séche comme le vétu ou gris voire noir s'opposant au non-vétu, blanc ou blanche.
XIe - Hildegarde de Bingen (1098-1179, Bénédictine et mystique allemande, puis sainte) en fait la base de nombreuse préparations médicinales toniques et antiseptiques. C'est aussi durant ce siécle qu'il est fait la première mention du gingembre en tant qu'épice dans un texte d'Europe centrale, jusque là il était connu comme médicinale et aphrodisiaque. XIIe : " " Au froid de l'estomac, des reins et du poumon ? Le gingembre brûlant s'oppose avec raison, Eteint la soif, ranime, excite le cerveau, En la vieillesse éveille amour jeune et nouveau. " Ecole de Salerne.

Gomme arabique : La gomme arabique est produite par l'exsudation des tiges d'acacias, La gomme arabique est certainement la plus ancienne et la plus connue de toutes les gommes. Les Égyptiens la connaissaient sous le nom de kami et l'auraient utilisée dès la troisième dynastie (2650 av. J.-C.) pour assurer la cohésion des bandages de momies, mais aussi comme épaississant en produits de beauté. En Afrique de l'Ouest, la gomme arabique est utilisée comme agent de solidification et de brillance des basins, tissus de coton damassé très prisés pour la confection de vêtements d'apparat. De la gomme arabique bouillie est servie à la femme juste après l'accouchement ; pour soigner les furoncles ; pour le traitement des maladies de la peau, des blessures, de la lèpre, de la dysenterie, etc.. Elle sert aussi d'excipient dans la fabrication de certains médicaments.

Guimauve racine : La guimauve (Althaea officinalis L.) est une plante originaire d'extrême-orient, introduite dès l'Antiquité dans le bassin méditerranéen.
La guimauve est une plante médicinale utilisée depuis très longtemps dans de nombreuses médecines (grec, chinoise), le nom scientifique de la guimauve : althae signifie en grec guérir. Cette plante peut donc être encore aujourd'hui utilisée avec succès en tisane grâce à sa teneur en mucilages pour soigner différentes formes de toux.La racine de guimauve donnée à mâcher aux enfants facilite la sortie des dents dit on.

Hysope :
Ses origines se perdent dans la nuit des temps, mais elle est certainement native du bassin méditerranéen occidental. Elle est très employée au Moyen-Age comme herbe à pots : " [...] les brins des summités couppés et séchés, servent à faire poudre pour la potagerie de l'hyver. " Olivier de Serres - Le théâtre d'agriculture et mesnage des champs. Mais aussi comme médecine :
" avec succès elle purge les phlegmatiques [...] bouillie avec du miel, aide les pulmoniques " Ecole de Salerne
" L'hysope purifie le foie et purge un peu les poumons. Celui qui tousse et souffre du foie ou des poumons doit manger de l'hysope avec de la viande sous la graisse, et il se sentira mieux " Hildegarde de Bingen

Herbes de provences :
on appelle Herbes de Provence un mélange de plantes condimentaires séchées originaires des zones méditerranéennes et en particulier de Provence dans le sud de la France, pouvant regrouper différentes variétés de plantes comme le thym, le serpolet, la marjolaine, l'origan, le romarin, le basilic, le cerfeuil, l'estragon, la livèche, la sarriette, la lavande, le fenouil,...
Toutefois le mélange traditionnel provençal est composé uniquement de Thym, Romarin, Origan et Sarriette.

Lavande : Venue de l'ouest du bassin méditerranéen, la lavande était déjà utilisée par les Romains pour conserver le linge et parfumer les bains. En Provence, la lavande fut utilisée dès le Moyen Âge, pour la composition de parfums et celle des médicaments, Depuis très longtemps aussi, on connait les vertus cicatrisantes et antiseptiques de la lavande et sainte Hildegarde la conseillait déjà comme cicatrisant. On lui trouvait aussi des propriétés antivenimeuses et en cas de morsure de vipère, on frottait la plaie avec une poignée de lavande (ceci pourrait expliquer le nom de la lavande aspic). La plante a aussi été très utilisée (et l'est toujours) pour combattre les mites et les poux.

Laurier : Originaire de l'Asie Mineure, il a été introduit dans tout le bassin méditerranéen bien avant notre ère. Pline, et Dioscoride attribue de nombreuses vertus à toutes les parties de la plante.
Durant l'Antiquité, on croyait que le laurier protégeait de la foudre.
il servait aussi au "Daphnophages" pour ce plonger dans une transe divinatoire
L'herboriste Culpeper nous dit qu'il protége des "méfaits de Satan sur l'homme, qui sont si nombreux"
Fulgentius, auteur latin du VIe : "la feuille de laurier placée sous le coussin fait voir en songe les choses qui se réaliseront"...
De nombreuses légendes courent à son sujet. Dédiés à Apollon puis consacrés à son fils Esculape (dieu grec de la médecine). Pour les grecs antiques, les couronnes de laurier servaient à célébrer les héros, elles étaient signe de la plus haute distinction. Encore de nos jours, le laurier symbolise le succès : le baccalauréat du latin bacca lauri (baies de laurier). Le nom même de laurier se confond avec les louanges (laurus en latin).
Le laurier est une épice typiquement européenne, elle n'est jamais utilisée en Asie (sauf parfois aux Philippines sous l'influence espagnole).

Lin
Le lin cultivé (Linum usitatissimum) est une plante annuelle de la famille des Linaceae cultivée principalement pour ses fibres, mais aussi pour ses graines oléagineuses. Les fibres du lin permettent de faire des cordes, du tissu, ou plus récemment des charges isolantes pour des matériaux de construction. Les graines sont utilisées pour produire de l'Huile de lin (pour l'industrie de l'encre et de la peinture) et des aliments pour animaux pour sa richesse en oméga-3.
Le lin est une des rares fibres textiles végétales européennes. Elle a la particularité d'être une fibre longue (plusieurs dizaines de centimètres), par rapport aux fibres courtes (le coton) ou moyennes (la laine)
Historique
Depuis des temps immémoriaux, on tire de la tige du lin (plus précisément du péricycle) une fibre qui sert à la fabrication de tissus. En fait, le lin cultivé est tellement ancien qu'on ne le trouve plus à l'état sauvage. On le croit dérivé soit du Linum perenne, soit du Linum angustifolium.
Les anciens Égyptiens le cultivaient déjà et connaissaient bien sa fibre, ses qualités nutritionnelles et ses vertus médicinales. Pline l'Ancien mentionnait 30 remèdes à base de graines de lin. Celles-ci font encore partie de la pharmacopée officielle chinoise (constipation et peau sèche) et ayurvédique (furoncle et anthrax en application externe), de même que de la médecine vétérinaire classique pour calmer les irritations des muqueuses enflammées. Le lin était servait aussi à confectionner en vêtements, tissus funéraires, voiles pour bateau, cordages ou filets. Les graines étaient consommées pour leurs qualités nutritives.
A leur tour les phéniciens, les grecs et les romains ont adopté cette fibre naturelle.
Le lin est introduit en France par Charlemagne. C'est à partir du XIe siècle que l'utilisation du lin s'y généralise. La tapisserie de Bayeux est l'exemple le plus célèbre de la présence du lin à cette époque.
Au XIIIe siècle sa culture se développe dans les Flandres, la Bretagne et l'Anjou.
Plusieurs grands producteurs d'oeufs ajoutent depuis quelques années des graines de lin à la moulée de leurs poules et commercialisent ainsi des oeufs enrichis d'acides gras oméga-3
Une fibre de Lin
Les fibres sont des cellules situées dans la tige entre l'écorce et le bois. Les fibres forment des massifs (ou faisceaux) disposés en un arrangement circulaire autour du bois. Dans la direction longitudinale, les fibres sont collées les unes aux autres, très fortement soudées par un ciment interstitiel de telle sorte que les faisceaux fibreux présentent une longueur sensiblement égale à celle de la tige. Dans la section complète de la tige, on compte 20 à 40 faisceaux composés chacun de 20 à 40 fibres. La longueur des fibres varie entre 10 et 100 mm, leur diamètre varie de 20 à 40 microns. A maturité des plantes, les fibres représentent environ 25% de la masse sèche des tiges.
Parties utilisées : Les graines et l'huile tirée des graines.
Graines — réduire légèrement le taux de cholestérol; réduire les symptômes de la ménopause; prévenir l'ostéoporose après la ménopause.
Graines — traiter la constipation chronique, le syndrome de l'intestin irritable, l'inflammation entérique causée par l'abus de laxatifs, la diverticulite, soulager la gastrite et l'entérite.
Graines broyées en cataplasme — traiter les inflammations cutanées.
Huile — réduire légèrement le taux de cholestérol sanguin.


Maniguette : La maniguette serait originaire de la côte occidentale d'Afrique, la côte de Malaguette, en bordure du golfe de Guinée. en 1214, elle apparaît dans le descriptif d'une fête à Trévise. Mais l'usage qu'il en est fait laisse à penser qu'elle y était connue depuis un bon moment et d'usage assez courant...
En 1245, c'est à Lyon qu'on la retrouve dans une liste au milieu de nombreuses autre épices.
Grâce à une envolée du prix du poivre noir, la maniguette le remplace et devient une épice de choix. Comme son origine est mystérieuse à l'époque, que son goût ravi, elle prend le nom de graine de paradis. En réalité, elle est convoyé en Europe grâce aux marchands arabes qui lui font traverser le Sahara jusqu'à Tripoli grâce aux caravanes, d'où les portugais l'importe...
Ainsi, elle devient rapidement une épice 'courante'. Elle parfume vin, bière..... Et rapidement, les portugais partent à sa recherche en longeant l'Afrique vers l'Inde. De nombreux heurt avec les marchands arabes initièrent cette épopée. Mais les portugais finissent par atteindre la côte de Guinée puis la route de l'Inde !
L'une des rares épices à provenir d'Afrique, elle est une proche cousine des cardamomes dans la famille épicée des zingibéracées. Longtemps nommée graine de paradis, grâce à son parfum et à ses origines longtemps restées obscures, la maniguette peut remplacer le poivre, mais elle a son caractère propre...
Son goût rappelle celui de la cardamome mais il est moins prononcé au profit d'un piquant diabolique. Elle est utilisé dans de nombreuses cuisines et pharmacopées africaines, aussi bien au Maghreb comme dans le ras-el-hanout ou qu'en Afrique tropicale ou elle est cultivée.

Macis de muscade : Originaire des îles Moluques en Indonésie, et plus probablement de Céram.
Déjà Pline parle d'un arbre dont on peut extraire deux épices à la fois.
On sait que les arabes apportaient ces deux épices dans la riche ville de Constantinople au VI ème siècle, ils l'importaient de l'Inde.
Elle est utilisée en Egypte ancienne pour l'embaumement des momies.
utilisée à Constantinople vers 540, Masudi identifie en 918 son origine : îles orientales de l'archipel indien.
On la connaît au XII ème siècle en Europe jusqu'en Scandinavie, elle est rapportée par les croisés et les arabes.
Elle atteint le second rang des épices les plus utilisées à la fin du Moyen-Age après le poivre (dans la cervoise, pour parfumer le vin ...)
On la transportait alors dans une petite boîte d'argent ou de bois dans laquelle il y avait une râpe.
Elle était brûlée dans les rues pour masquer les odeurs désagréables.
l y a deux épices provenant de la même plante : le macis (l'arille) et la noix de muscade (l'amande). L'étymologie de ces noms provient du latin macir : écorce aromatique. elles se nomment respectivement mace et nutmeg en anglais.
La muscade (ou noix de banda) se trouve soit entière, soit en poudre. C'est une noix de 2 à 3 cm de long qui est traitée à la chaux pour lui retirer son pouvoir germinatif. Elle se trouve sur le drapeau de Grenade : en rouge et jaune sur un triangle vert.
Le macis se trouve entier sec ou en poudre. De couleur rouge - orange, il a un parfum plus fin que celui de la muscade, on l'utilise davantage dans les plats salés. Sa couleur trahit son origine : les couleurs intenses (rouge, brun, orangé) proviennent d'Indonésie, les plus pâles (jaune orangé, beige) de Grenade. On le nomme aussi fleur de macis ou de muscade, bien que ce ne soit en aucun cas une fleur mais une des enveloppes de la noix de muscade. L'arille est séché au soleil puis découpé ou réduit en poudre.
Remède miracle ?
Saint-Hildegarde nous dit qu'en 1147 on pensait que garder une noix de muscade, reçue au nouvel an, dans sa poche évitait de se rompre le moindre os. Cette croyance hésite encore jusqu'au début du siècle : certains soldats portent une amulette contenant une noix de muscade qui les protége des furoncles, des clous et des démangeaisons.
Pour les moines, elle prévenait du mal de gorge, des hémorroïdes, de la scarlatine des maladies de la rate, etc. A la Renaissance, elle est toujours préventive mais pour d'autres maux : pertes de mémoire, vertiges, sang dans les urines.
Les Arabes l'utilisent sous forme d'huile contre les démangeaisons, les taches de rousseur et la mauvaise haleine.
Attention, 2 noix de muscade peuvent suffire à tuer un homme !
" unica nux prodest, nocet altera, tertia necat" ( Une noix est profitable, deux nuisibles et trois mortelles)
Vers de l'école de sarlerne

Menthe douce, Menthe poivrée : Originaire d'Europe, les menthes se sont diffusées sur tout le globe jusqu'en Amérique du nord, en Australie, et aussi au Japon. La menthe était déjà connue par les hébreux qui en faisaient un breuvage sacré. Cultivée depuis l'Antiquité pour ses propriétés médicinales, on l'a retrouvée dans un tombeau égyptien datant de l'an -1000. Au Japon, on pratique l'extraction du menthol ( essence de menthe ) depuis plus de 2000 ans. Dans la bible, les pharisiens payent une dîme sur la menthe.
Elle est introduite en Angleterre par les romains. Charlemagne dans ses capitulaires, impose la culture de la menthe pour ses vertus médicinales : au IX ème siècle, la menthe verte est cultivée dans les couvents.
L'origine du mot menthe se retrouve dans la mythologie grecque, il existe deux versions de cette histoire : Hadès (dieu des ténèbres) fait la cour à la nymphe Menthè, sa femme jalouse la transforme en plante. ne pouvant la ramener à son état normal, Hadès lui donna son odeur actuelle. Ou bien : Menthè et Pluton s'aiment ; Pluton pour la protéger de sa femme jalouse la transforme en plante. Mais la menthe garde un caractère ambigue dans les traditions populaires comme nous l'explique P.Lieutaghi dans la Plante Compagne : ' les menthes de jardin, hybrides le plus ouvent stériles, en deviennent supectes. Une plante qui ne fait pas de graines est comme une épouse sans enfants : quel mauvais sort sur elle ? D'où une légende : la menthe a trahi la sainte Famille qui, lors de la fuite en Egypte, s'était cachée sous des gerbes de blé pour échapper aux soldats d'Hérode. Heureusement, la sauge était là pour remettre les choses en place, en disant : "Escoutez pas la mento, que flouris non grano" .
Aphrodisiaque pour Dioscoride, Contre les ulcères et la lèpre d'après Pline, Pline nous donne aussi une recette pour les problèmes de rate : "La menthe guérit aussi la rate si on la goûte au jardin, sans l'arracher et si en y mordant on déclare qu'on se guérit la rate et cela pendant neuf jour ..." (XX, LIII, 151).

Menthe poivrée
Noms communs : Menthe, menthol, menthe anglaise, menthe sauvage, sentebon.
Nom botanique : Mentha x piperita, famille des labiées ou lamiacées.
La menthe poivrée (Mentha x piperita) est une plante herbacée vivace de la famille des Lamiacées. Elle est issue d'un croisement entre Mentha aquatica et Mentha spicata. La menthe poivrée est constituée d'huiles essentielles (menthol...), de tanins, de flanoïdes, de principes amers, de triterpènes. La menthe poivrée est connue pour son odeur puissante. C'est une plante dit vivace par son rhizome qui s'accroche dans la terre. Ses feuilles mesurent de 4 à 10 cm de long, elles sont ovales, vertes foncées et se teignent rougeâtres au soleil et rouge cuivré à l'ombre.
Habitat et origine : on pense que la menthe poivrée est originaire du Moyen-Orient. Elle résulte d'une hybridation entre la menthe aquatique (Mentha aquatica) et la menthe verte (Mentha spicata). Généralement stérile, on la propage par ses stolons ou drageons (branches basses qui développent des racines au contact du sol).
Historique
On a trouvé des feuilles de menthe poivrée dans des pyramides égyptiennes datant du premier millénaire av. J.-C. Le nom de la plante provient de Minthe, une nymphe de la mythologie grecque que Proserpine, jalouse, transforma en fleur « poivrée ». Les Grecs et les Hébreux s'en parfumaient tandis que les Romains en mettaient dans leur vin et leurs sauces. Leurs femmes mâchaient une pâte renfermant de la menthe et du miel pour « masquer l'odeur du vin qu'elles boivent en cachette à l'époque où la loi punit de mort celles qui useraient d'un breuvage réservé aux hommes et aux dieux. »
Hippocrate et Aristote l'employaient comme anaphrodisiaque (calmant, anesthésiant)
Comme toutes les menthes elle a des propriétés aromatiques (toniques, fortifiantes) et des propriétés digestives (combattre les lourdeurs, les ballonnements, les gaz).
Antispasmodique, la menthe était considérée autrefois comme une panacée grâce à l'action bactéricide du menthol
Autres utilisations : maux de tête, migraines, sinusite, fatigue. (se renseigner auprès d'un aromathérapeute, médecin ou pharmacien par précaution car c'est une substance très active, tel un médicament).
Précaution d'emploi :
Pour l'huile essentielle : ne pas donner au enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes.
Éviter le contact avec les muqueuses et les yeux.
Ne pas utiliser dans le bain ou sur l'ensemble du corps pour éviter un choc thermique. Un peu irritante si elle est utilisée pure sur la peau. Ne pas utiliser chez des sujets épileptiques.
vertus
Calmante, contre les maux de tête nerveux, améliore la concentration
Stimulante, tonique
Contre les troubles gastro-intestinaux, digestifs, antispasmodiques, antinauséeux
Antibactérienne, antiparasitaire
En application externe : contre les courbatures, relaxante


Myrrhe grains : Originaire du bassin méditerranéen (Maroc, Tunisie, Balkans ?). La myrrhe est une gomme-résine aromatique produite par l'arbre à myrrhe (Commiphora myrrha). La myrrhe est un ingrédient souvent contenu dans les encens de prière. Elle crée une atmosphère de réceptivité et d'écoute. Odeur sucrée très agréable. L'histoire de la myrrhe est aussi ancienne que celle de l'encens. Les Égyptiens la connaissent depuis quatre millénaires et en faisaient un des composants du kyphi. Elle était également utilisée dans les embaumements. Au cours des combats, les soldats grecs en avaient toujours à portée de main, car ils connaissaient ses propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires. Elle servait à nettoyer les blessures et à prévenir l'infection ou la progression de la gangrène lorsque l'infection était déjà installée.
Dans la Bible, la myrrhe est l'un des principaux composants d'une huile d'onction sainte Selon la tradition chrétienne, la myrrhe était l'un des trois cadeaux que les Rois mages apportèrent en offrande au Christ nouveau-né. C'est donc dire qu'elle est employée depuis fort longtemps et qu'on lui accordait jadis une importance considérable., mais c'est surtout un parfum chargé d'érotisme, mentionné à ce titre sept fois dans le Cantique des cantiques, par exemple dans le verset I, 13 : « Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe, qui repose entre mes seins. »Les Grecs ont fait un grand usage de la myrrhe, allant jusqu'à en parfumer leur vin. Ils l'ont aussi associée à une légende : Myrrha était la fille de Cinyras, roi de Chypre. Des Gorgones la poussèrent à avoir des relations incestueuses avec son père. Après quoi elle fut transformée en arbre à myrrhe, dont l'écorce se fendit pour donner naissance à Adonis. La myrrhe est utilisée comme composant de médicaments La Myrrhe" Médicament : est utilisée dans le traitement des ulcères de la bouche et des gencives.
Au Moyen-Orient, la myrrhe est employée depuis des millénaires en médecine traditionnelle. Dans l'est de l'Afrique et en Arabie Saoudite, par exemple, on l'utilise comme anti-inflammatoire et pour soulager les douleurs rhumatismales. L'usage de la myrrhe en médecine traditionnelle a également persisté en Inde (médecine ayurvédique), notamment pour le traitement des ulcères buccaux, de la gingivite et de la pharyngite. En Médecine traditionnelle chinoise, on utilise la myrrhe, seule ou en association avec d'autres plantes, pour traiter les blessures traumatiques, les hémorroïdes, et pour stimuler la circulation du sang en cas d'absence de menstruations ou de douleurs menstruelles, par exemple, mais c'est surtout la parfumerie qui continue à en faire la gloire, notamment dans les parfums de type oriental, où elle accroît la sensualité des notes de rose.
Elle entre dans la composition de la Bénédictine (liqueur).

Moutarde brune : Originaire du bassin méditéranéen (la blanche et la noire) ainsi que de l'Inde (pour la brune), elle est reconnue très tôt aussi bien en Egypte qu'en Chine. Le nom de Moutarde vient du latin mustum ardens (moût brûlant) car elle était souvent mêlée à l'époque romaine à du moût ou du vert jus pour en faire un condiment relevé. Le nom de sénevé, ainsi que l'allemand Senf et le vieil anglais senep viennent du latin sinapi le nom d'une pâte à base de moutarde qui a été diffuséer dans l'Europe centrale et du nord par les romains. Il y a probablement une étymologie plus ancienne en provenance de l'Egypte.Il en est même question dans la Bible :
" il [Jésus] leur [les disciples] proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé [Moutarde noire] qu'un homme a pris et semé dans son champ. C'est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de la sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches " Matthieu 13, 31-32
arius III, roi perse envoya à Alexandre le grand un sac de graines de sésame représentant le nombre de ses troupes, en riposte, Alexandre fit de même avec des graines de moutardes pour montrer non seulement le nombre de ses soldats mais aussi leur force. Plus tard, elle est introduite en Espagne par les arabes et devient très vite l'épice la plus appréciée et la plus utilisée du Moyen Age car elle pousse spontanément dans presque toute l'Europe, et elle a le piquant du poivre qui est hors de prix pour la majorité des personnes. On utilise dans un premier temps ses feuilles confites dans du vinaigre puis les graines broyées dans un liquide.
Bien sûr les Grecs et les Romains ne sont pas passés à coté : Hippocrate et Pline donnent plus de 40 recettes médicales basés sur la moutarde, Pythagore la conseille en cataplasme contre les piqûres de scorpion. Néanmoins, l'aspect culinaire de la moutarde n'est pas négligé, Aristophane nous parle d'un ragoût à la farine de moutarde. Mais tous ne l'apprécient pas : Plaute met dans la bouche d'un cuisinier :
" Quand cet homme, se nourrirait de sinapis [Moutarde], il n'aurait pas l'esprit plus maussade et plus lunatique."

Nigelle : Originaire du Moyen-Orient (N. Sativa), la nigelle est déjà citée dans la Bible. Elle était connue dès l'antiquité romains. En Inde elle est depuis toujours appréciée dans la cuisine et en médecine. Elle fait aussi partie de la médecine traditionnelle coranique.
Le prophète Mahomet a dit : " Soignez-vous en utilisant la graine de nigelle, c'est un remède contre tous les maux à l'exception de la mort ". Pâte de graines de nigelle efficace contre les piqûres de scorpion.
Du latin nigellus (noirâtre), la nigelle nous offre ses petites graines aromatiques d'un noir intense. Elle a souvent été confondue avec les graines d'oignon (Allium cepa, alliacée) et celles du vrai cumin noir (Cuminum sp., apiacée). Actuellement, les nigelles sont le plus souvent utilisées, en Europe, comme plantes d'ornement pour leurs fleurs. Néanmoins, grâce à leur arôme citronné et légèrement piquant, elles restent présentes dans de nombreuses cuisines, comme en Inde où elles agrémentent les pains traditionnels, les naans, ainsi que les salades, le riz, le poisson... Elles entrent aussi dans la composition du Panch phoron, le 5 épices bengalais : mélange de quantités égales de cumin, fenouil, moutarde, fenugrec et nigelle.

Olivier feuille : originaire du bassin méditerranéen On cultive l'olivier depuis au moins 3 500 ans avant notre ère, pour ses fruits et pour l'huile qu'on en tire. Le nom scientifique de l'arbre, Olea, vient d'un mot qui signifiait « huile » chez les Grecs de l'Antiquité. À cette époque, on employait les feuilles pour désinfecter les blessures cutanées. Les Anciens leur attribuaient des vertus antiseptiques et la propriété de combattre toutes sortes d'infections.Pendant longtemps l'olivier fut utilisé comme fébrifuge, il remplaçait la quinine quand il y avait fièvre intermittente.

Pavot graines bleu
Papaver somniferum nigrum - pavot à opium noir ou ½illette, parfois appelé « pavot bleu », aux graines noires, ou plutôt gris-bleu-noir, utilisées en pâtisserie)
Le pavot à opium, Papaver somniferum, variété album, appartient à la famille des Papavéracées comme le coquelicot (P. rhoeas) et l'½illette (P. somniferum variété nigrum) Le pavot est une plante pouvant atteindre 1m de haut. Ses fleurs sont roses, blanches ou lilas. Les capsules du fruit possèdent une enveloppe qui enferme de minuscules graines croquantes de couleur bleue. Il s'agit en fait de la graine de pavot à opium dont le nom botanique signifie « porteur de sommeil ». L'épice se compose de graines mûres. La graine de pavot possède un arôme doux et un goût de noisette.
Cultivée pour ses graines oléagineuses et comestibles utilisées en boulangerie (pain aux graines de pavot, farine de pavot) et pour en extraire l'huile (huile d'½illette). Le pavot à opium est cultivé sur une grande échelle soit de manière légale comme en Europe, en Australie, en Inde et en Turquie pour la production de morphine et de thébaïne, matières premières destinées à l'industrie pharmaceutique, soit illégalement comme en Afghanistan et au Myanmar (ancienne Birmanie) pour la production d'opium.
Histoire
Il est probablement originaire des régions comprises entre la Méditerranée orientale et l'Asie mineure.
Le pavot est connu de l'homme depuis plusieurs millénaires, ses représentations sont nombreuses. Son intérêt est double : alimentaire et médicinal et peut être même religieux. En effet, on utilise non seulement les graines du pavot (encore aujourd'hui, la graine est très populaire en Europe Centrale et en Orient pour la confection de pains et de pâtisseries), mais aussi l'huile (huile d'oeillette) qu'on extrait de la graine d'une variété de pavot, dite pavot noir.



Poivre long : Originaire des bases de l'Himalaya, dans le nord-est de l'Inde, il est inscrit depuis très longtemps dans les textes sanskrits.
Au vue l'étymologie du mot poivre - du Sanskrit pippali, nom du poivre long-, il semble que le poivre long soit le premier poivre à avoir eu une importance dans le bassin méditerranéen. Il y était connu durant l'Antiquité, avant même le poivre noir : on en connaît des descriptions par le philosophe grec Théophraste (IVe avant JC) et par Pline l'Ancien (Ie avant JC). Il valait 4 fois le prix du poivre noir. En 176 avant JC, les Romains taxent le poivre long et blanc mais le noir est exonéré.
Il est à noter qu'en Indochine, le poivre long est plus utilisé comme plante médicinale (chatons, racines, rameau) que comme épice.
Racine : En Chine, la poudre de racine est utilisée pour aider à l'accouchement.
L'épice est formée par les fruits immatures qui sont groupés en une grappe compacte : un chaton. Elle est cultivée en Inde, au Bengladesh et au Sri Lanka (pour le piper longum L.) aussi bien comme plante médicinale (racines et tiges) que comme source de l'épice. Une bonne partie de la production est directement collectée sur des plants sauvages.
Il est rare en Occident, mais souvent utilisé dans les currys et pickles de l'Inde et l'Indonésie. On le trouve aussi dans le Ras-el-Hanout. Une grande origine reconnue est le poivre long de Sarawak (Malaisie) qui certainement issu d'un cultivar de Piper retrofractum Vahl.

Rose pétale : Au XIIe et XIIIe siècles, alors que les croisades embrasaient les coeurs et les passions, les voyageurs armés ramenèrent du Proche Orient de nouvelles variétés de rose dont la mythique rose de Damas qui dès le XIIIe siècle fit la fortune de Provins en région parisienne. Cette rose était plantée originellement sur l'Ile de Samos en l'honneur de la déesse Aphrodite. Plus tard, elle fut honorée à Rome avec la déesse de l'amour, Venus. C'est à cette époque que la culture du rosier en France débuta réellement avec gallica officinalis (Rose des Apothicaires). Cette variété ramenée de Terre Sainte sera d'abord cultiver pour ses vertus médicinales avant d'être appréciée pour sa beauté au jardin. C'est à partir de cette variété que l'on fabriquait l'essence de rose au Moyen Age. ls renferment en abondance du tannin ainsi que de l'acide gallique, des hétérosides,un pigment et une huile essentielle. Les pétales possèdent des propriétés astringentes, toniques et purgatives. Ils sont à la base de plusieurs préparations tels que le vinaigre de rose, le miel rosat et le sucre rosat. On fabrique également une pâte à lèvres contre les gerçures et les plaies appelée pommade rosat. L'eau de rose soigne et tonifie la peau.
Autrefois, l'essence de rose était considérée comme un remède universel mais.

Romarin : Comme de nombreuses labiées, le romarin est originaire du bassin méditerranéen où il est cultivé dès l'Antiquité, plus pour son odeur que pour ses vertus médicinales (Charlemagne en impose la culture en 812). Il apparaît dans de nombreux récits fantastiques et légendes :
Les Romains l'utilisaient pour confectionner des couronnes avec la myrte et le laurier.
En Espagne : les fleurs du romarin ont pris leur couleur bleue pour honorer la Vierge Marie qui venait d'échapper aux soldats.
Dans la Tradition chrétienne on dit que le romarin vit 33 ans comme le Christ.
Il est le symbole de l'amour : en Provence, les amoureux déposent un brin en fleur à la fenêtre de • Il protége des mauvais esprits.
En Grèce antique : Les couronnes de romarins avaient la réputation d'améliorer mémoire et facultés intellectuelles. On le brûlait dans la chambre des malades pour assainir l'air.
Durant les grandes épidémies, on en portait un petit sac autour du cou pour se protéger.
Il améliorerait la mémoire : Les étudiants grecs s'en confectionnaient aussi des couronnes qu'ils portaient lors des examens. leur dulcinée.
On en consomme les feuilles ou les fleurs et il fournit aussi un très bon miel.
Le romarin se marie très bien avec l'agneau, le mouton et le veau, et il relève agréablement une sauce tomate... C'est l'une des herbes classiques de la cuisine méditerranéenne en association avec l'ail, l'huile d'olive et le thym. Elle fait partie des "herbes de Provence" avec le thym, l'origan, la sarriette et la marjolaine.

Raz el hanout jaune : « Raz-el-hanout » signifie « tête de boutique », il est censé être composé des meilleures épices de la boutique.
Il existe autant de raz-el-hanout que de marchands, si ce n'est plus. En effet, le mélange d'épices est propre à chaque marchand et celui-ci peut également être adapté aux envies ou aux finances de l'acheteur. Le mélange varie également selon les régions.
La tradition veut que chaque mélange contienne une épice dite aphrodisiaque. Le raz-el-hanout est traditionnellement composé d'une vingtaine d'épices. Il peut toutefois contenir plus de 50 épices différentes. On trouve également des mélanges raz-el-hanout simplifiés, contenant moins de 10 épices, notamment dans la grande distribution.
Si les mélanges varient, certaines épices sont incontournables : boutons de roses, maniguette, lavande, cardamome, poivre long, poivre à queue, muscade, piment, cannelle, girofle, gingembre, curcuma, nigelle, coriandre, Galaga (grand),Cubèbe, Kili, cantharide (coleopteres verts, aphrodisiaques),racines d'iris, poivre noir, cumin, fenouil, moutarde, fenugrec, ail, carvi, sel, farine de riz

Sauge : Probablement originaire de l'Europe méditerranéenne, la sauge s'est très vite répandue dans tout le bassin puis sur tout le globe. Au XVII ème siècle, la surprise des hollandais fut grande car les chinois qui prenaient la sauge pour une panacée universelle, étaient prêts à échanger 3 caisses de thé pour une de sauge. Les Grecs anciens utilisaient la sauge soit fraîche soit confite dans le vinaigre.
Egypte ancienne : connue pour ses vertus antiseptiques
Grèce ancienne : contre ulcères, phtisie morsures de serpent, diurétique, tonique, fébrifuge
Herbe sacrée des Romains : elle était cueillie selon un rite précis : avec un outil sans fer (car celui-ci détériore la plante), récoltée en tunique blanche et les pieds propres, la cueillette était précédée d'offrandes de nourriture. La sauge était utilisée autant en cuisine qu'en médecine.
Au premier rang des capitulaires de Charlemagne.
Certains groupes d'Amérindiens la melangeait avec de la graisse d'ours pour guérir les problèmes de peau
Bien connue des chinois
autres vertus et croyances diverses : très bonne pour le cerveau, la raison et la mémoire ; en Gargarisme et bains de bouche comme dentifrice.

Thym : La majorité des variétés utilisées sont originaires du bassin méditerranéen.
Les Egyptiens utilisaient déjà le thym pour l'embaumement de leurs défunts, les grecs pour parfumer l'eau des bains ainsi que les temples, les romains pour purifier leurs appartements. C'est probablement ces derniers qui l'ont diffusé en Europe lors de leurs invasions.
En Europe, au Moyen Age, on en faisait des infusions pour voir les fées. Mais aussi pour masquer les mauvaises odeurs et se protéger des maladies
Thymus Vulgaris magique d'après Dioscoride, Panacée universelle de Ste Hildegarde, Symbolisant le courage il était brodé sur les écharpes des chevaliers, Présent dans le capitulaire de charlemagne.

Verveine off : La verveine est originaire d'Europe. Pour les anciens la verveine était une herbe sacrée avec de grands pouvoirs Le nom vient du celte ferfaen. D'après les Égyptiens la plante origine des larmes versées par la déesse Isis alors qu'elle pleurait le dieu Osiris. Vénus a fait de la verveine une plante sacrée qui était utilisée dans des philtres d'amour ou aphrodisiaques. Elle a longtemps été considérée comme utile pour préserver les gens contre les démons. C'était le remède universel des druides celtes. «Les magiciens perdent leur sens et entendement à l'endroit de cette herbe. Car ils disent que ceux qui s'en seraient frottés obtiendront tout ce qu'ils demanderont, ayant opinion que cette herbe guérit des fièvres et fait aimer la personne et, en somme, qu'elle guérit de toutes les maladies et de plusieurs autres.»
Les Romains l'avaient dédiée à Vénus (ils l'appelaient Veneris herba : herbe de Vénus ou Veneris vena : veine de Vénus) car ils la croyaient propre à rallumer les feux d'un amour près de s'éteindre; ils en offraient des bouquets porte-bonheur pour le nouvel an, la mettaient à tremper dans de l'eau dont ils arrosaient les salles de banquet afin de réjouir le c½ur des convives. Les druides, avant le sacrifice, lavaient leurs autels avec de l'infusion de fleurs de verveine. Chez les Germains, les prêtresses s'en couronnaient. Plus tard, elle entra dans la confection de la plupart des philtres (surtout ceux d'amour), servit à prédire l'avenir, à jeter des sorts ou à les lever (par exemple, le chasseur, qui pensait qu'il ratait son gibier parce qu'on avait ensorcellé son fusil, annulait le «mauvais ½il» en frottant son arme avec de la verveine), à protéger les maisons contre les esprits malins (on en accrochait une branche à la porte) et aujourd'hui encore, dans différentes régions, on dit d'un enfant qui en portera sur lui qu'il «sera bien élevé, éveillé, de bonne humeur et aimera les sciences». Cette plante herbacée a été utilisée de tout temps par les herboristes. Il ne faut pas la confondre avec la Verveine odorante, un arbrisseau, dont les vertus médicinales ne sont pas les mêmes Au moyen-âge on utilisait la Verveine officinale pour traiter à peu près tous les maux. On la considérait comme une source de joie pour les simples d'esprit! la croyance populaire attribuait àcette plante la vertu de faciliter l'accouchement. On utilise les sommités fleuries.





avertissement ce ne sont que des légendes, ou des utilisations réservées a la medecine qui sont données en exemple, ces plantes ne doivent pas etre utilisées a des fins médicinales sans l'avis d'un medecin.

le choix va bientôt s'étoffer grâce a la libération prochaine tout public de certaines plantes.

contactez-nous si vous désirez des produits qui ne sont pas dans la liste nous verrons si nous pouvons vous les obtenir.

# Posté le mercredi 20 août 2008 13:25

Modifié le jeudi 18 juin 2009 18:15

teintures

teintures









Vous trouverez ici les produits à la vente pour la teinture sur laine, lin, coton mais aussi les plantes et poudres pour les encres.

Nous avons fait des kits d'encres naturelles vous pourrez vous même faire vos encres.
Le kit comprend de quoi fabriquer 7 encres de couleurs différentes.

Plantes entières et poudres:

Baies de nerprun : origine : Afrique du Nord, ouest de l'Asie et Europe Nerprun cathartique, Nerprun purgatif, Nerprun commun, Noirprun, Épine de cerf, Épine noire ou encore Bois noir et Bourgue épine Nom latin : Rhamnus cathartica . Son nom Rhamnus vient du latin et du grec 'rhamnos' où il désigne déjà le genre et cathartica vient du grec 'kathartikos qui signifie qui purge.
Les baies sont encore utilisées dans les diverses pharmacopées pour leur propriété purgative.
Autrefois elles entraient dans une préparation pour obtenir une couleur nommée vert de vessie qui était utilisée pour les enluminures et son bois dur, compact d'un brun rougeâtre griffé de jaune était autrefois recherché pour ce côté flammée afin d'être utilisé en la boissellerie. Les baies de nerprun sont à faire fermenter pour obtenir un jus foncé qui vire au vert en quelque temps. On obtient alors des jolis jaunes verts. la baie, lorsqu'elle est encore verte donne de très beaux jaunes. Elles étaient connues sous le nom de graines de Perse ou graines d'Avignon autrefois. Dambourney, au XIXe siècle a réussi de très beaux verts avec la nerprun...il les a joliment baptisés Vert de chine, vert de pré, vert perroquet et vert colvert (bonne chance à ceux qui désireraient obtenir cette nuance, vous n'êtes pas au bout de vos peines...les baies sont difficiles à cueillir, il faut les trier car certaines sont trop immatures pour ne pas "jaunir" le bain, la quantité à récolter est impressionnante et le jus en fermentant dégage une odeur forte qu'on pourrait situer entre le vieux vinaigre et le pipi de chat...)

Bois de campêche : Le Campêche (ou « Bois de Campeche » ou "Hématine", Haematoxylum campechianum, en anglais "bloodwoodtree" ou "Logwood") est un petit arbre tropical appartenant à la famille des fabaceae pouvant atteindre 15 mètres de haut.
découvert par les Espagnols au XVe siècle, Il doit son nom au port mexicain de Campeche d'où l'on embarquait, au XVIIe siècle, les bois de teinture pour l'exportation. L'espèce est commune en Amérique centrale et aux Antilles
Les Aztèques, qui l'appelaient « quamochitl » sont les premiers à avoir découvert les vertus colorantes de l'hématine au premier millénaire.
Après l'invasion de l'Amérique centrale par l'Espagne, l'Europe a commencé à utiliser ce colorant en quantités très importantes, remplaçant ainsi les colorants végétaux domestiques – guède et indigo.
Ce changement a eu pour conséquence de provoquer une récession sur le marché anglais conventionnel du colorant, entraînant diverses guerres entre l'Angleterre et l'Espagne en Amérique latine afin de contrôler les récoltes de bois d'hématine. Ce qui aboutit à la création d'une colonie anglaise en plein c½ur de l'Empire Espagnol d'Amérique Centrale : le Honduras britannique !
La principale utilisation était la teinture. En variant les produits de mordançage, le campêche permet d'obtenir des teintes allant du bleu au rouge, soit beaucoup de violets et de mauves, ainsi que des gris et de superbes noirs. La gamme de couleurs que l'on peut obtenir avec cet arbre avait séduit les teinturiers européens et Le bois de Campêche était utilisé à l'époque pour la fabrication des encres violettes et noires, celles qui étaient distribuées dans tous les encriers en porcelaine des pupitres des écoliers.

Bois du brésil : Le pernambouc, bois de Pernambouc, bois-brésil ou pau-brazil.
Il est originaire du nord-est du Brésil. De son bois, on tirait une teinture brun rouge. Il est connu aussi sous son nom portugais de pau-Brasil. Sa région d'origine se situe dans les régions de Bahia, Espirito Santo, Pernambouc et Rio de Janeiro. Il est cultivé au Brésil.
Le nom de bois-brésil lui a été donné en raison de la teinture utilisée dans l'industrie textile, rouge comme la braise, qu'on en extrayait. Le commerce du bois-brésil exporté vers l'Europe a été l'une des premières activités économiques de ce pays. Et c'est cet arbre, très abondant dans certaines contrées littorales, qui a valu au pays son nom de Brésil. Le bois-brésil est l'arbre national du Brésil.
Ce bois d'une grande dureté et d'une grande résilience est utilisé de nos jours pour la fabrication d'archets de violon. La raréfaction de l'espèce, due à une exploitation trop intense et à la réduction de son habitat naturel (la forêt atlantique, ou mata atlantica) a provoqué la création d'une Initiative internationale pour la conservation du pernambouc suscitée par les professionnels de l'archèterie.
le brésil : matière colorante tirée d'un bois rougeâtre importé d'Asie (Indes, Ceylan Sumatra). Arrive en occident au XII sous forme de copeaux. Par la suite, couleur plus appréciée avec la vague du rose au XIV et au XVsiècle.

Bois d'aubépine :Depuis l'Antiquité, l'aubépine symbolise l'innocence et la pureté virginale. On dit qu'elle est très liée aux pratiques de sorcellerie du mois de mai.
Dans le Nivernais, on fixe dans la nuit du 30 avril, une branche de celle-ci à l'entrée des écuries et des étables, afin d'empêcher les araignées dites sorcières d'y pénétrer.
La branche d'aubépine bien épointée serait souveraine contre les vampires quand elle leur transpercerait le c½ur. On dit que la foudre ne l'atteint jamais.

Bois de santal : Ce bois, qui sert traditionnellement en parfumerie fait partie de la grande famille des bois rouges connus dès le Moyen Age sous le nom de bois de Brasil car ils donnent à la laine des couleurs rouge vif proches de la couleur de la braise. C'est parce que les Grands explorateurs en trouvèrent en abondance en Amérique du Sud que la Terre de Vera Cruz a été rebaptisée sous le nom de Brésil.

Brou de noix : Les feuilles de noyer donnent surtout des verts qui brunissent avec l'âge. Les couleurs résistent mieux avec des feuilles sèches. Les noix, entourées de brou frais, donnent de très beaux bruns solides mais la meilleure façon est encore de faire fermenter les brous, en automne lorsque la noix tombe, dans de l'eau et de laisser fermenter plusieurs années. Un simple chauffage de ce liquide parfumé donne alors les superbes bruns des tapisseries anciennes.

Camomille des teinturiers : L'Anthemis tinctoria est parfois appelée la camomille des teinturiers. Petite fleur jaune, elle se cultive facilement et permet d'obtenir de jolis jaunes solides. Elle fut longtemps cultivée et demeure endémique à l'état sauvage. Si vous en trouvez, laissez là donc sur le bord du chemin et tâchez plutôt de la cultiver ou bien achetez là auprès de magasins spécialisés en produits de teinture ou chez les herboristes.

Carthame : Les ligules du sommet de la fleur donnent des jaunes orangés mais il faut plutôt les faire tremper dans l'eau pour éliminer ces colorants jaunes instables puis teindre avec la masse séchée de ligules en milieu basique (pensez à utiliser les cristaux de soude St Marc) et vous obtiendrez les délicates (mais fragiles !) nuances des roses et cerise utilisées par les tisserands coptes de l'Antiquité.

Cochenille : La cochenille est utilisée depuis l'époque antique pour obtenir des beaux rouge et violets. Cette teinture est déjà utilisée chez les Hébreux et est utilisée pour les tissus de luxe avec la pourpre. La cochenille est la femelle d'un petit insecte : on peut utiliser différentes cochenilles mais la plus courante est la cochenille d'Amérique (Coccus Cacti). On la trouve dans le commerce sous forme d'insectes séchés ou en poudre (le carmin des peintres et des pâtissiers). La cochenille est utilisée encore comme colorant alimentaire sous le nom de E120.

Curcuma : La racine de curcuma, qui rentre dans la composition du curry, est utilisée sous forme de poudre jaune vif. Son utilisation en teinture est très ancienne surtout en Inde où il confère une protection au tissu teint avec ce colorant. Les couleurs obtenues sont dans la gamme du jaune vif ou vert et ocre avec l'utilisation de sels de cuivre ou de fer. L'usage d'un mordançage est superflu. La couleur prend bien sur tous types de matières (coton, lin, chanvre...) mais la couleur est instable et vire au rouge en pH basique.

Ecorce de chêne : Si les feuilles du chêne donnent un beige assez sale, l'écorce est une des sources végétales les plus connues pour le tanin et donnent donc de belles couleurs tannées qui virent vers un noir bleuté corbeau en présence de sels de fer.

Gaude : La gaude est une des plus anciennes sources de jaune car la couleur obtenue est très stable contrairement à la masse des jaunes obtenues par des plantes courantes. Cette plante est protégée aussi il faut utiliser la gaude vendue par les spécialistes en colorants ou chez les herboristes. La plante est également facile à réussir en culture et est une jolie plante décorative. On trouve maintenant sa semence chez de nombreux grainetiers spécialisées en plantes rares

Garance : Plante rubiacée, aux fleurs vert jaune, dont le rhizome fournit un colorant rouge. On la remplace aujourd'hui par l'alizarine de synthèse. Elle est l'une des plus anciennes plantes tinctoriales et fut cultivée dans ce but jusqu'au début du XXe siècle. La racine fournit un rouge orangé qui peut tirer sur un rouge franc avec divers mordants ou vers le brique si le bain est en ébullition.avec la racine de garance
Sur une tablette néo-babylonienne on trouve les deux plus anciennes recettes de teinture à la garance après mordançage à l'alun. Les deux principales région exportatrices sont l'arménie et l'Asie centrale. Et ce fut un réfugié arménien Althonien qui a introduit dans le comtat venaissin la garance des teinturiers. Ce fut un siècle de très grande propérité pour les provinces productricesde garance... par rapport à la solidité au lavage et à la lumière des étoffes teints en rouge garance sont très résistance c'est pour cela que l'on avait choisit cette couleur pour teindre les pantalons de l'armée française.

Hibiscus : L'Hibiscus sabdariffa (ou Oseille de Guinée, Roselle) est une plante herbacée de la famille des Malvacées qui pousse en zone tropicale, notamment en Afrique de l'ouest (Sénégal, sud du Mali, nord de la Côte d'Ivoire). Ilest connu depuis l'antiquité
Ses fleurs rouges séchées puis infusées sont utilisées pour des sauces et confitures ou la préparation de teinture d'un beau rouge.

Indigo : Matière colorante bleue, provenant des feuilles de l'Indigotier. Cette teinture a une particularité : la coloration de la fibre se fait non par imprégnation mais lors de la sortie, par oxydation avec l'air. L'indigo se réduit en corps invisible et reprend sa forme bleue lors de l'oxydation.

Noix de galle : La noix de galle est également une source riche en tanin. Elle permet d'obtenir avec du fer de très beaux bleus lavés mais également des violets bruns mats ainsi que des noirs profonds.

Solidago : La verge d'or, que l'on trouve en grande quantité sur des terrains vagues ou sur les talus de chemins de fer fournit des beaux jaunes facilement tirant vers le vert pré ou le vert mousse.
Préparation de la laine : La laine peut-être teinte en toison ou en écheveaux. Dans tous les cas elle doit être lavée pour perdre son suint (graisse naturelle) et sa crasse. Lavez-la dans une eau chaude, mais pas trop, sans savon et en évitant de trop remuer. Ne la faîtes surtout pas bouillir, elle feutrerait. Laisser l'eau refroidir et recommencez l'opération encore 2 fois. Pour faire sécher les écheveaux, essorez les doucement, mais sans les tordre. Mettez-les à sécher en mes accrochant à une barre et plombez-les avec des poids.

henné:
Le Henné est utilisé en Afrique du Nord pour le maquillage mais également pour la teinture de la laine. Les feuilles teignent en orange vif et peuvent même donner un rouge ou un marron suivant la quantité et le temps d'ébullition.
Le henné doit son pouvoir colorant à la présence d'un tanin, véritable colorant naturel dans sa feuille.
Il se fixe sur la kératine du cheveu ; le henné ravive votre chevelure et l'enrichit de reflets nuancés, renforçant les racines, gaine le cheveu, et préserve ses fonctions vitales tout en assurant à votre coiffure, souplesse, éclat et couleur.

cosmos:

écorce de bourdaine:
L'écorce et les baies de bourdaine sont, selon Dambourney, de très bons fournisseurs de couleurs rares (brun cannelle, vert, bleu, prune...)

mordants:
Il y a plusieurs méthodes de mordançage de la laine. Mordancer consiste à préparer la laine au moyen d'un mordant pour permettre aux matières naturelles colorantes de mieux s'y fixer. La laine doit toujours être mouillée au préalable :

Alun : Dissoudre la quantité d'alun nécessaire (voir les différentes reçettes) dans 2,5 litres d'eau chaude.
Mélanger soigneusement à l'aide d'une spatule en bois.
Plongez-y la laine mouillée au préalable et portez progressivement à ébullition.
Laissez bouillir 1 heure. Laissez refroidir dans le bain de mordant
Rincer légèrement avant la teinture.

Sulfate de fer : pour 1 kg de laine : 25 à 50 g de sulfate de fer
Le sulfate de fer permet de foncer les couleurs. Procéder de la même manière que pour le sulfate de cuivre. Faire bouillir jusqu'à 2 ou 3 heures.

Sulfate de cuivre :
pour 1 kg de laine : 25 à 50 g de sulfate de cuivre
Le sulfate de cuivre fait virer les jaunes en verts. Dissoudre le sulfate de cuivre dans de l'eau tiède, mettre la laine que vous venez de teindre (donc encore humide). Faire bouillir de 10 minutes à 1 heure en remuant. Bien rincer et égoutter la laine.

Essai de teinture par les plantes sur de la laine

laine lavée, cardée.

Mordançage a l'alun 250gr pour 1 kg de laine bain de 1 heure
Séchage
Puis bain de teinture bouillon 30 mn minimum
sulfate de fer ou de cuivre 25gr par kilo de laine
Rinçage et séchage

Bois rouge chaudron en fonte mordant alun donne rouge roux

Chêne écorce chaudron en fonte mordant alun donne beige marron

Curcuma racine chaudron en fonte mordant alun donne orange

Figuier feuilles chaudron en fonte mordant alun + fer donne kaki clair

Fougère aigle feuilles chaudron en fonte mordant alun donne vert tendre

Gaude parties aériennes chaudron en fonte mordant alun donne jaune

Gaude et garance chaudron en fonte mordant alun donne jaune orange

Garance racine chaudron en fonte mordant alun donne rouge vif

Henné parties aériennes chaudron en fonte mordant alun donne marron rose

Hibiscus fleurs chaudron en fonte mordant alun donne roux

Hibiscus chaudron en fonte mordant alun + fer donne terre

Millepertuis parties aériennes chaudron en fonte mordant alun donne jaune kaki

Pastel feuilles transformées chaudron en fonte mordant alun donne bleu clair

Pastel et gaude chaudron en fonte mordant alun + fer donne vert

Pastel et gaude chaudron en cuivre mordant alun + cuivre donne vert bleu

Plantain feuilles chaudron en fonte mordant alun donne vert clair

Plantain chaudron en fonte mordant alun + fer donne vert foncé

Santal bois chaudron en fonte mordant alun donne roux

Sapin aiguille chaudron en fonte mordant alun donne châtain

Sureau feuilles chaudron en fonte mordant alun donne vert moyen

Tilleul feuilles chaudron en fonte mordant alun donne vert jaune

Tilleul écorces chaudron en fonte mordant alun marron clair


# Posté le vendredi 28 mars 2008 14:52

Modifié le lundi 18 mai 2009 12:31

encres

encres






Nous fabricons des encres végétales a partir de recettes du moyen age et de recettes plus recentes.

nous pouvons fabriquer du noir, du carmin, du rose, du violet, du jaune, de l'orange, du vert...

réaliser un ATELIER ENCRE

Apprendre a faire une encre naturelle et a l'utiliser
réalisation d'une lettrine
apprentissage d'une écriture
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# Posté le samedi 28 mars 2009 13:04

Modifié le lundi 18 mai 2009 12:22

composants cosmetiques huiles, bases, aromathérapie...

Nouvelle animation et nouveaux produits : création de cosmetiques.

soit historique:
Source: L'ornement des dames, Ornatus mulierum. Texte anglo-normand du XIIIe siècle. Une traduction, des notes et un glossaire, Pierre Ruelle, Presses universitaires de Bruxelles, 1967.

...CONTRA CASUM CAPILLORUM Contre la chute des cheveux
Pernez rose u vertes u secches et mirte et planteine et escorche de glan et de chastanies, si les bulliez en eve de pluie et de cel eve lavez le chef al matin et au soir. Prenez des roses fraîches ou séchées, du myrte, du plantain et de l'écorce de glands et de châtaignes, bouillez-les dans de l'eau de pluie et au moyen de cette eau lavez la tête matin et soir.
AD IDEM Dans le même but.
Jeo vi Trote quire mirte en eve de pluie et laver la teste et puis enuindre les chevousz de seim de urs, et plus ne chaïrent. J'ai vu Trote laver la tête avec de l'eau de pluie où elle avait fait cuire du myrte, et oindre ensuite les cheveux avec de la graisse d'ours. Et plus jamais ils ne tombèrent.
AD GUARANDOS PILOS Pour conserver les cheveux.
Ele prist persil et sauge et tribla fortement et builli en blanc vin medlé od grese de porc. Quan i fu bient buli, la grese de sus culli en un altre pot, puis prist cumin et mastic et tribla od mués de hof quit en eve. Dunc les bulli ensemble et fu cum unguent et uinst. Elle prit du persil et de la sauge, broya fortement et fit bouillir dans du vin blanc avec de la graisse de porc. Quand cela eut bien bouilli, elle recueillit dans un autre pot la graisse qui surnageait. Elle ajouta ensuite de cumin et de la résine de lentisque et les broya avec le jaune d'½ufs cuits à l'eau. Alors elle fit bouillir ensemble les deux préparations...

soit plus modernes:
produits disponibles:

huiles naturelles:
Huile d'amande douce
Huile d'argan
Huile d'avocat
Huile de noyaux d'abricot
Huile de coco
Huile de jojoba
Macérât d'aloe vera
Huile de moutarde
Huile de Jasmin


huiles essentielles:
Huile essentielle de citronnelle cymbopogon nardus
Huile essentielle de eucalyptus eucalyptus globulus L
Huile essentielle de lavande cymbopogon nardus
Huile essentielle de thym thymus zygis L
Huile essentielle de menthe mentha X piperita L.
Huile essentielle de romarin rosmarinus officinalis L.
Huile essentielle de cèdre cedrus atlantica
Huile essentielle de sauge sclarée
hule essentielle clou de girofle syzygium aromaticum L

Vertus des huiles naturelle:

Huile de Moutarde
Usage externe seulement
Rubéfiante, elle fait chauffer Elle a un effet stimulant sur le système circulatoire, réchauffant muscles et articulations, remède contre les problèmes respiratoires : bronchite, toux, rhume dans un baume contenant de l'huile de moutarde En friction sur la poitrine, le cou et le haut du dos, Masser aussi pendant 5 min. L'huile de moutarde est efficace en massage contre les torticolis et maux de dos : masser 5 minutes le soir avant le coucher

Huile de Jasmin
Usage externe seulement
Antiseptique, relaxant. Excellent pour les peaux sèches. Aphrodisiaque Elle agit sur l'impuissance ainsi que sur la frigidité. Utiliser depuis des temps anciens comme aphrodisiaque et pour ses propriétés sensuel.
Les vertus thérapeutiques de cette huile sont variées. Les principaux effets sont les suivants :
Effet euphorisant et relaxant, Grande efficacité en cas de dépression
Utilisée en massage, elle a des qualités chauffantes qui permettent de détendre corps et esprit !
De la même manière, l'huile de jasmin va aider les femmes au cours de leurs périodes menstruelles en soulageant, en autres, les crampes d'estomac. Cette huile agit sur plusieurs maux comme la toux, l'enrouement, l'extinction de voix... L'ensemble de problèmes de peau pourra se voir soulager avec l'utilisation de cette huile. Pour se faire, l'huile devra être diluée et utilisée en petites doses. Elle se montre particulièrement efficace sur les peaux sèches et sensibles. Elle est utilisée lors de l'accouchement car elle atténue la douleur. De plus, elle aide à expulser le placenta et favorise la guérison postnatale.

Huile d'amande douce
Usage externe seulement
Propriétés cosmétiques des acides gras insaturés : nourrissantes, protectrices, adoucissantes, assouplissantes, régénérantes, redonnent éclat et souplesse, préservent d'un vieillissement prématuré
Propriétés :
Adoucissante, Assouplissante, émolliente et fortifiante, Protectrice, Anti-inflammatoire, apaisante
Et par voie orale (avis médicale):
Anti-anémique, Lutte contre les calculs biliaires ou urinaires, Expectorante, Laxative, Vermifuge, Rééquilibrante du système nerveux
Indications :
Peaux fragiles et très sèches, peaux des bébés, Démangeaisons externes, irritations, crevasses, prurits, eczéma, vergetures, peaux gercées, Excellente base de massage, Pellicules
Et par voie interne (avis médicale) :
Inflammations des voies digestives, ulcère d'estomac, Aide à la résorption des calculs urinaires, Toux, catarrhe, bronchite, Troubles nerveux, stérilité, impuissance.
Usage externe :
Pure ou mélangée avec des huiles essentielles ou d'autres huiles végétales :
En applications locales, en massages

Huile d'argan
Usage externe seulement
Propriétés cosmétiques des acides gras insaturés : nourrissantes, protectrices, adoucissantes, assouplissantes, régénérantes, redonnent éclat et souplesse, préservent d'un vieillissement prématuré
Propriétés :
Nourrissante, assouplissante, Protectrice cutanée (agressions extérieures, soleil, vents), fortifiante, Antiradicalaire, anti-âge, régénératrice, revitalisante, Réparatrice, cicatrisante, Connue pour diminuer le taux de cholestérol et comme protectrice du système cardio-vasculaire, Antisclérosant.
Indications :
Peaux sèches, ridées, dévitalisées, déshydratées, Vieillissement de la peau, rides, Brûlures, dermatoses, acné, varicelle, Mains sèches, gercées, Ongles cassants, Cholestérol
Soin du cheveux : cheveux secs , cassants, ternes, fatigués / pellicules / chute de cheveux
En protection des agressions extérieures (soleil, intempéries...), Rhumatismes, athérosclérose
Usage externe :
Pure ou mélangée avec des huiles essentielles ou d'autres huiles végétales en applications locales deux fois par jour sur les peaux sèches, en soin pour les cheveux, en soin ou prévention comme anti-âge
Synergies :
Huile essentielle de Néroli, pour les peaux sèches
Huiles essentielles de Rose, Bois de Rose, huile végétale de Rose musquée pour lutter contre les rides,
Huile essentielle de Cèdre pour le soin des cheveux

Huile d'avocat
Usage externe seulement
Propriétés cosmétiques des acides gras insaturés : nourrissantes, protectrices, adoucissantes, assouplissantes, régénérantes, redonnent éclat et souplesse, préservent d'un vieillissement prématuré
Propriétés :
Assouplissante, adoucissante, redonne l'élasticité à la peau, Protectrice cutanée (agressions extérieures, soleil, vents), fortifiante, Régénérante, antiride remarquable, Embellisseur capillaire, accélère la pousse des cheveux
Indications :
Peaux déshydratées, dévitalisées, desséchées, fissurées, desquamantées, distendues, Peaux fragiles (cou, contour des yeux), Soin bronzant et après-soleil, Mains gercées, crevasses, Vergetures (curatif ou prévention), Cheveux secs ou ternes
Usage externe :
Pure ou mélangée avec des huiles essentielles ou d'autres huiles végétales en applications locales deux fois par jour sur les peaux déshydratées, en soin ou prévention des vergetures
Synergies :
Huile essentielle de Néroli, absolues de Jasmin pour les peaux déshydratées et desséchées
Huile végétale d'Olive pour un protection solaire
Huile essentielle de Mandarine, huiles végétales de Rose musquée et de Germes de blé pour la prévention et le soin des vergetures

Huile de noyaux d'abricot
Usage externe seulement
Propriétés cosmétiques des acides gras insaturés : nourrissantes, protectrices, adoucissantes, assouplissantes, régénérantes, redonnent éclat et souplesse, préservent d'un vieillissement prématuré. Autres constituants actifs : très riche en vitamine A
Propriétés :
Nourrissante et protectrice, Protège de la déshydratation, Tonifie et redonne éclat à l'épiderme, Régénérante, revitalisante, Assouplissante, adoucissante, Très pénétrante, pas de film gras
Indications :
Peaux déshydratées, dévitalisées, fatiguées, flétries ou fripées (visage, cou, buste), peaux fines et fragiles ; Teint terne ; Huile de bronzage ; Huile de massage
Usage externe :
Pure ou mélangée avec des huiles essentielles ou d'autres huiles végétales en guise de crème de jour ou de nuit, ou pour composer une huile de bronzage ou de massage
Synergies :
Huile essentielle de Néroli, absolues de Jasmin et de Vanille pour les peaux déshydratées et desséchées, Huiles végétales d'Onagre et de Rose musquée comme huile de bronzage.

Huile de coco
Usage externe seulement
Propriétés cosmétiques des acides gras insaturés : nourrissantes, protectrices, adoucissantes, assouplissantes, régénérantes, redonnent éclat et souplesse, préservent d'un vieillissement prématuré
Propriétés :
Lisse et rend la peau soyeuse, Nourrit et lisse la fibre capillaire, Soulage les peaux sèches et irrités, Parfume agréablement peau et cheveux, Très pénétrante, pas de film gras
Indications :
Peaux sèches et abîmées, crevasses, gerçures, Huile de soin du corps, huile de massage pénétrante et laissant la peau subtilement parfumée, Huile de soin des cheveux en masques avant shampooing ou en application sur les pointes, Ingrédients indispensables pour la fabrication de savons "maison"
Usage externe :
Pure ou mélangée avec des huiles essentielles ou d'autres huiles végétales en guise de soin du corps ou des cheveux,
En support pour les frictions et massages aux huiles essentielles
Synergies :
De nombreuses huiles essentielles à appliquer en frictions
Huiles végétales de Camélia et de Jojoba pour le soin des cheveux
Beurres de Karité et de Cacao pour le soin des peaux sensibles et abîmées
Conseil d'utilisation :
Cette huile (ou beurre) se solidifie en dessous de 20°C. Pour l'utiliser, passez votre flacon sous un filet d'eau tiède pour la liquéfier.

Huile de jojoba
Usage externe seulement
Propriétés cosmétiques des acides gras insaturés : nourrissantes, protectrices, adoucissantes, assouplissantes, régénérantes, redonnent éclat et souplesse, préservent d'un vieillissement prématuré
Propriétés :
Protectrice, assouplissante et adoucissante, Régénératrice et antivieillissement, maintient souplesse et élasticité de la peau (active le métabolisme de l'élastine et freine la perte d'eau dans les cellules), Redonne vitalité, brillance et souplesse aux cheveux, enraye leur chute, Rééquilibrante et régulatrice séborrhéique (régule les sécrétions de sébum), Revitalisante
Indications :
Soin des peaux sèches et très sèches, Acné, soin des peaux grasses, Soin des cheveux (gras, secs, ternes, abîmés...), chute de cheveux, Excellente base de massage : très pénétrante, elle ne laisse pas de sensation de gras, Excellent démaquillant et soin après épilation ou après un bain, Excellent après-rasage, Protection lors d'exposition solaire
Usage externe :
Pure, cette huile peut s'utiliser en :
Crème de jour et/ou de nuit pour toutes les peaux, Démaquillant pour les yeux et le visage, Masque pour les cheveux (aussi bien secs que gras)
Pure ou mélangée avec des huiles essentielles ou d'autres huiles végétales :
en applications locales pour le soin de la peau et des cheveux, en massages, en effleurages doux sur le corps et le visage des tout-petits

Macérât d'aloe vera
Usage externe seulement
Propriétés cosmétiques des acides gras insaturés : nourrissantes, protectrices, adoucissantes, assouplissantes, régénérantes, redonnent éclat et souplesse, préservent d'un vieillissement prématuré
Propriétés :
Nourrit, adoucit et apaise la peau, Illumine et revitalise la peau, Favorise la cicatrisation et la régénération de la peau, Assouplit la peau et la rend plus élastique
Indications :
Peaux fatiguées, sèches manquant d'élasticité, Peaux matures et abîmées, Elaboration de soins huileux réparateurs : sérums réparateurs, huiles revitalisantes et régénérantes
Usage externe :
Pure ou mélangée avec des huiles essentielles et/ou d'autres huiles végétales en application quotidienne sur le visage et le corps

Gel d'aloe vera
Usage externe seulement
Propriétés :
Riche en acides aminés, vitamines, polysaccharides (sucres) et minéraux, notamment en aloevérose, Réparateur et cicatrisant cutané, Excellent hydratant, Apaisant et protecteur, Matifie la peau, Lisse la peau, effet tenseur et astringent, Purifiant (élimination des cellules mortes), Régénérant
Utilisations :
Coups de soleil, brûlures légères, plaies, Problèmes cutanés : acné, eczéma, Soin des peaux déshydratées, atones, distendues, Soin des peaux grasses et mixtes, Excellent après-rasage : calme le feu du rasoir, cicatrisant, lisse et protège la peau, Préparation de soins visage hydratants, tenseurs et matifiants : crèmes, gels, Prévention des vergetures, Préparation de gels démaquillants
Le gel d'aloe vera constitue à lui seul un soin complet à la fois hydratant, nourrissant et protecteur pour la peau.
Il peut ainsi s'employer pur en application directe sur la peau du visage et du corps. Vous ressentirez d'abord une légère sensation de tiraillement puis votre peau deviendra douce et souple.
Vous pouvez également l'employer en soin matifiant après l'application d'une huile végétale ou d'un baume au karité.

Glycérine végétale
Incorporer dans vos crèmes, baume, savon ou shampoing
Propriétés :
Émollient (assouplit et détend la peau), Humectant (permet de protéger peau et cheveux contre la déshydratation), Adoucissant, Antiseptique (action bactéricide par déshydratation des bactéries), Émulsifiant (aide à stabiliser les émulsions type crèmes et laits)
Utilisations :
Principalement utilisé comme additif pour prolonger le pouvoir hydratant d'une crème ou d'un gel. Par effet hygroscopique, la glycérine permet de retenir l'eau au niveau de la peau et ainsi prévenir sa déshydratation. C'est également un excellent émollient et adoucissant pour la peau :
Réalisation de crèmes, shampooing, savons et gels hydratants
Produits pour peaux sèches et sensibles

Argile blanche
Usage externe seulement
Type d'argile : Kaolinite
Propriétés particulières :
Grand pouvoir couvrant (dû à sa structure en feuillets), Argile la moins riche en métaux : argile douce
Utilisation :
Pansement gastro-intestinal pour ses propriétés anti-acide et anti-diarrhéique, En cataplasme sur les plaies pour son activité hémostatique et cicatrisante, En masque ou en bain pour le soin des peaux sèches ou irritées et des peaux matures

Argile verte
Usage externe seulement
Type d'argile : Illite
Propriétés particulières :
Grand pouvoir d'absorption, Argile riche en oxyde de fer
Utilisation :
Nettoyage de la peau, élimination des impuretés et des surplus de sébum, En cataplasme sur des contusions ou traumatismes (entorse, foulure...), En cataplasme sur des plaies pour son activité cicatrisante et pour le pompage des impuretés (abcès, ulcère variqueux...), En masque purifiant et équilibrant sur les peaux mixtes et grasses

AVERTISSEMENT : Ces propriétés, indications et modes d'utilisation sont tirés des ouvrages ou sites Internet de référence en aromathérapie. On les y retrouve de façon régulière et pour beaucoup confirmées par des observations en milieu scientifique. Ces informations sont données à titre informatif, elles ne sauraient en aucun cas constituer une information médicale, ni engager notre responsabilité. Pour tout usage des huiles essentielles,huiles, macérât, gel, et argiles dans un but thérapeutique, consultez un médecin.

INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES :
"Huiles essentielles - 2000 ans de découvertes aromathérapeutiques pour une médecine d'avenir" de Dominique Baudoux
"Aromathérapie" du Dr Jean Valnet Éditions Maloine
"L'Aromathérapie exactement" du P. Franchomme et Dr D. Pénoël
"La Bible de l'aromathérapie" de Nerys Purchon
"ABC des huiles essentielles" du Dr Telphon
" L'aromathérapie" de Nelly Grosjean
" Les huiles essentielles pour votre santé" de G. Roulier
" Les cahiers pratiques de l'aromathérapie française - Pédiatrie" de Dominique Baudoux
Lettres d'informations Aroma-News de l'association NARD
" L'aromathérapie - Se soigner par les huiles essentielles" de Dominique Baudoux
" Les huiles essentielles" du Dr Jean-Pierre Willem
" Plantes, Huiles et Parfums de Beauté - Secrets et Recettes" de Marie-Françoise Delarozière et Raymonde Treirweiler
" Aroma Famille" du Dr Jean-Pierre Willem
" Aroma Stress" du Dr Jean-Pierre Willem
" Aroma Minceur" du Dr Jean-Pierre Willem
" Les huiles essentielles et les soins de la peau" de Marie-Claire Laparé
" Guide de la beauté naturelle" de Josephine Fairley
" Traité de phytothérapie et d'aromathérapie - Tome 2 maladies infectieuses" de Paul Belaiche
" Les cahiers pratiques de l'aromathérapie selon l'école française - Dermatologie" de Dominique Baudoux et Dr Abdesselam Zhiri
" Huiles essentielles chémotypées et leurs synergies" de Dominique Baudoux et Dr Abdesselam Zhiri
" Phytothérapie & Aromathérapie - Comment soigner les maladies infectieuses par les plantes" du Dr J. Valnet, Dr C. Duraffourd et Dr J.C. Lapraz
" Le formulaire d'aromathérapie pratique pour le prescripteur et le conseil pharmaceutique" du Dominique Baudoux
" Les huiles végétales - Huiles de santé et de beauté" de Chantal et Lionel Clergeaud
" La cuisine aux huiles essentielles - Des recettes saines et créatives" d'Aymeric Pataud
" Cuisiner avec les huiles essentielles et les eaux florales" d'Emmanuel et Valérie Cupillard
" Saveurs et bien-être - la cuisine aux huiles essentielles" de Nathalie Le Foll et Beatriz Da Costa
" Votre beauté au naturel" de Chantal Clergeaud
" L'argile, médecine ancestrale" de Philippe Andrianne


Qu'est-ce que l'Aromathérapie ?
(Attention, ce document est juste un guide : consultez un médecin ou un aromathérapeute pour plus de détails.)
Les huiles essentielles sont connues pour leurs effets bénéfiques sur le corps, l'esprit et l'humeur. Les huiles essentielles Aroma-Zone sont pures et peuvent être utilisées en aromathérapie. Nous garantissons l'intégrité de nos produits : vous pouvez diffuser dans votre environnement ou appliquer sur votre corps nos huiles essentielles en bénéficiant de toutes leurs qualités thérapeutiques.
L'Aromathérapie concerne l'application et l'utilisation des huiles essentielles. Les huiles essentielles sont les concentrés vitaux des plantes, fleurs, fruits, arbres et arbustes : les huiles essentielles contiennent un grand nombre de molécules complexes dont des vitamines, des antibiotiques et des antiseptiques naturels. L'aromathérapie est très ancienne et nous vient de l'Inde.
De plus en plus de personnes se tournent aujourd'hui vers un retour aux sources et aux produits naturels. Le potentiel de l'Aromathérapie repose sur sa capacité à promouvoir la relaxation du corps et de l'esprit et à engendrer une sensation de joie et de bien-être chez la personne.

Présentation
À cause peut-être de son préfixe « aroma », une perception courante veut que l'aromathérapie se résume à diffuser d'agréables odeurs juste pour le plaisir... Or le suffixe « thérapie » indique bien qu'il s'agit d'une approche de soin - assez complexe, d'ailleurs - dont les essences aromatiques des plantes constituent la base. L'appellation qui est devenue d'usage courant pour parler des essences aromatiques est « huiles essentielles ».
Comme méthode thérapeutique, l'aromathérapie figure parmi les outils-ressources de la naturopathie. On s'en sert contre plusieurs affections (toux, maux de tête, sinusite, asthme, problèmes digestifs, insomnies, fatigue, blessures sportives, pelade), mais selon les aromathérapeutes, son action la plus remarquable est de nature antiseptique (contre les bactéries, les virus, les champignons et les parasites). On s'en sert également pour l'hygiène des espaces intérieurs (prévention et traitement des maladies infectieuses), en soins esthétiques et pour la détente. On lui prête aussi une action bienfaisante sur le plan psychologique et pour contrer l'anxiété.
Qu'est-ce qu'une huile essentielle?
C'est une substance odorante volatile produite par certaines plantes et pouvant être extraite sous forme de liquide. Bien qu'on les appelle huiles, ces substances ne contiennent aucun corps gras : une goutte déposée sur un papier s'évaporera sans laisser de trace contrairement à une huile végétale.
Le règne végétal compte plusieurs centaines de milliers d'espèces et 4 000 d'entre elles fabriquent des essences aromatiques; toutefois, seulement quelques centaines le font en quantité suffisante pour qu'on puisse les extraire. Aujourd'hui, l'extraction se fait surtout selon trois procédés :
Pression à froid, pour les zestes d'agrumes comme l'orange ou le citron;
Extraction par solvant, dont le dioxyde de carbone, surtout pour les fleurs fragiles;
Distillation à la vapeur, un procédé inventé au XIe siècle et le plus utilisé aujourd'hui.
L'extraction des huiles essentielles est coûteuse, surtout à cause de la très grande quantité de matière première requise : il faut compter environ 35 kg de plantes, en moyenne, pour obtenir un litre d'huile essentielle; et c'est bien davantage dans le cas de certaines plantes comme la rose. D'où les prix élevés des véritables huiles essentielles. Car il existe aussi des huiles synthétiques, qui conviennent à la parfumerie, mais pas à l'aromathérapie.
Depuis des milliers d'années, les huiles essentielles sont utilisées couramment en cuisine, en médecine, en parfumerie et dans l'industrie cosmétique. Mais, c'est à la fin du XIXe siècle, en France, que commence l'histoire moderne de l'aromathérapie, au moment où l'on prouvait scientifiquement la capacité des huiles essentielles à neutraliser les bactéries (vers la même époque, on découvrait les antibiotiques, ce qui a eu pour effet d'écarter l'aromathérapie du champ de la médecine). On doit à René-Maurice Gattefossé, en 1928, la première utilisation du terme aromathérapie. On voit aussi, mais rarement, parfumothérapie.
Des composés chimiques complexes
Une huile essentielle peut renfermer jusqu'à des centaines de sortes de molécules, chacune ayant des propriétés particulières (antiseptique, bactéricide, immunostimulante, décongestionnante, etc.). Les scientifiques regroupent ces molécules en plusieurs chémotypes ou « familles biochimiques » - cétones, esters, coumarines, phénols, monoterpénols, etc. -, en fonction de la similarité de leurs propriétés.
De nombreuses huiles comprennent plus d'un chémotype. La sauge sclarée (Salvia sclarea) (voir notre fiche sauge psn), par exemple, contient 250 molécules différentes, dont 75 % issues de la famille des esters et 15 %, de celle des monoterpénols. Les molécules travaillent en synergie, ce qui explique la polyvalence des huiles essentielles et leur vaste spectre d'action. Une fois que l'on connaît les propriétés des chémotypes ainsi que leur concentration dans une huile essentielle, on peut déterminer quels seront les effets de celle-ci, bienfaisants ou dangereux.
Il ne faut pas mélanger, pour une même plante, les propriétés de son huile essentielle et celles des feuilles ou des fleurs prises en décoction, par exemple. Ni confondre huiles essentielles, essences culinaires et parfums.

Potentiellement toxiques
Les huiles essentielles sont très concentrées en éléments chimiques actifs et peuvent présenter certains dangers. Plusieurs composés sont agressifs ou allergènes pour la peau et les muqueuses, d'autres peuvent être toxiques à forte dose ou sur une longue période. En ce qui concerne l'usage interne, il faut savoir que certains chémotypes, comme les cétones, sont des poisons et ne doivent jamais être absorbés. Les huiles essentielles ne doivent pas, en principe, être ingérées pures. Comme pour tout médicament, il importe de bien se conformer aux recommandations d'utilisation. En cas de doute, n'hésitez pas à consulter un aromathérapeute qualifié.

Ne jamais injecter d'huiles essentielles par voie intraveineuse ou intramusculaire.
Ne jamais utiliser les huiles essentielles pures dans les yeux, le nez, le conduit auditif et les zones ano-génitales. Les HE doivent être absolument diluées (concentration des HE : 10% au maximum) pour être employées sur certaines de ces zones sensibles.
Les huiles essentielles, même diluées ne doivent pas être utilisées pour les yeux. En cas de projection oculaire, essuyer l'oeil avec un coton imbibé d'huile végétale pure (vierge, bio)
Utiliser des huiles essentielles de haute qualité (100% pures, 100% naturelles et chémotypées)
Les personnes sujettes aux allergies doivent effectuer un test de tolérance avant toute utilisation.Pour cela, tester en mettant 1 goutte d'HE au niveau de la surface interne de l'avant-bras et attendre 15 à 20 minutes. pour voir si une rougeur ou une irritation apparaît, ce qui interdira ou non son emploi.
Par mesure de précaution, vous devez éviter l'utilisation des huiles essentielles durant une grossesse (surtout les 3 premiers mois) et chez l'enfant de moins de 3 ans (par voie orale). Seul un médecin aromathérapeute peut prendre cette responsabilité.
Eviter toute exposition au soleil, après la prise d'huile essentielle photosensibilisante.
En cas d'absorption accidentelle d'une grande quantité d'huile essentielle, ingérer de l'huile végétale(olive, tournesol) et prendre contact avec le centre anti-poison.
Ne pas laisser les flacons d'HE à la portée des enfants.
Les huiles essentielles dermocaustiques doivent être diluées (concentration des HE : 20% au maximum) pour une application locale ; leur utilisation à l'état pur est fortement déconseillée.
Les huiles essentielles ne sont pas solubles dans l'eau et il préférable d'utiliser un dispersant approprié pour éviter toute irritation. Certaines huiles sont déconseillées en cas d'épilepsie ou d'hypertension.

Il faut impérativement éviter tout contact d'HE pure (entendez "non diluée") avec les muqueuses (Yeux, bouche, nez, oreilles, vagin) ainsi que toutes zone irritée ou sensible.
Certaines HE ( sarriette, cumin, serpolet, romarin, origan, ail, etc...) peuvent provoquer des brûlures ou ont un effet révulsif. Elles sont en outre dermo-caustiques.
les HE sont très concentrées; Il faut donc les utiliser avec parcimonie et respect. Pour information, sachez qu'il faut 100 kilos de plante fraîche pour obtenir: 1 kilo d'HE de lavande, 400 grammes d'HE de marjolaine, 300 grammes d'HE de géranium, 20 grammes d'HE de mélisse, 16 grammes d'HE de jasmin... et 8 grammes d'HE de rose! (ça explique le prix!)
Les doses seront donc infinitésimales et les traitement par voies interne nécessitent un dosage très précis. Comme il existe des contre-indications, mieux vaut se renseigner auprès d'un spécialiste (aromathérapeute ou un naturopathe) avant d'entreprendre une thérapie aromatique.
Les HE doivent s'absorber diluées à 5 ou 15%. Quelques gouttes d'HE dans une cuillerée de miel ou d'eau valent mieux que versée sur un morceau de sucre. Et il est conseillé de prendre la médication avant un repas, afin de ne pas irriter la paroi stomacale.
On peut aussi mélanger HE dans de l'huile alimentaire biologique (1 à 5%) et utiliser cette huile en salade ou la prendre directement à la cuillère.
La dissolution dans l'alcool est aussi possible: 10% d'HE, 90% d'alcool. Il suffit de dissoudre le mélange dans un verre d'eau pour avaler la solution médicamenteuse.
Pour faciliter le dosage, on compte, en moyenne une goutte par 25 kilos de poids corporel pour un adulte et au maximum trois gouttes par jour pour un enfant au dessus de 30 mois.
Pour utiliser les HE en massage, remplissez une fiole de 10 ml d'huile végétale (pépin de raisin, amandes douce, olive, ...) et ajoutez-y 3 gouttes d'HE. Vous aurez alors une huile prête à l'emploi et très justement dosée.
Si vous avalez par mégarde de l'HE pure, prenez plusieurs cuillères d'huile végétale. En cas d'absorption importante, appelez le centre anti-poison le plus proche.
Il est conseillé de pratiquer un test d'allergie avant d'utiliser des HE. Mêlez une goutte de HE à une goutte d'huile végétale (olive ou arachide) Et appliquez ce mélange au creux du poignet ou du coude. Si aucune réaction allergique n'est apparue le lendemain, vous pouvez utiliser le produit.
Si vous avez une projection d'HE dans les yeux ou sur les muqueuses, n'utilisez jamais d'eau mais de l'huile végétale pour rincer.
Pour mémoire, 1 ml d'HE correspond à environ 20 gouttes

Le traitement
Les HE ont toutes des vertus spécifiques, primaires et secondaires. Plusieurs HE pourront donc soigner un même problème efficacement. Si au bout de 15 jours, les effets ne se font pas sentir, il sera préférable de changer de posologie en choisissant d'autres HE.
Il faut que les HE agissent non seulement sur les symptômes directs mais également sur l'état général. Si vous êtes épuisé et enrhumé, il sera inutile de vouloir soigner le rhume si vous ne combattez pas la fatigue! Voyez avec votre naturopathe vos points faibles afin qu'il vous prescrive ce qui fera effet le mieux et le plus rapidement. La durée d'un traitement est fonction de la gravité de la maladie mais également de son ancienneté . Pour un état infectieux, les prises d'HE seront répétées toutes les 2-3 heures, dans un traitement de courte durée. Un état de fatigue endémique sera, lui, soigné par des prises plus espacées, mais pour une période de 21 à 28 jours au moins.
Si aucun effet ne se fait ressentir au bout de 10 ou 15 jours, il faudra changer d'HE ou de méthode thérapeutique.
L'avantage de l'aromathérapie est qu'elle peut fort bien être combinée avec d'autre thérapeutique. Ainsi, si vous devez prendre un médicament, les HE pourront être un excellent support ou une aide médicamenteuse précieuse. Bien évidemment, vous en parlerez avec votre médecin qui sera seul habilité à vous dire si une contre-indication existe!
Il est clair que l'alimentation sera un élément prédominant à la guérison. Dois-je préciser qu'il faudra éviter de vous gaver de sucre, de charcuteries, d'alcool fort ou autre aliment "tendancieux" durant votre cure. N'oubliez pas que l'aromathérapie joue sur l'auto-guérison. Il est nécessaire de mettre toutes les chances de son côté en mettant son corps et son esprit au diapason de toute thérapie, surtout naturelle!
Pour rappel: l'aromathérapie permet un drainage du corps et celui-ci aura besoin d'éliminer les toxines. Il faudra boire en conséquence. Et quand je dis boire, je pense surtout à de l'eau minérale, des tisanes ou des jus de fruits frais. Le whisky, la bière ou le vin ne font pas partie des liquides préconisés :o). De plus, une prise de complément vitaminés n'est pas à exclure, les HE n'apportant ni vitamines, ni sels minéraux.
Certains pensent que les HE annihilent les effets d'un traitement homéopathique. Voyez cela avec votre naturopathe ou homéopathe. Itou pour les médicaments chimiques. Demandez avis à votre médecin et ne jouez pas les apprentis-sorciers avec votre santé!
Prudence!
Toute personne intéressée peut se familiariser avec l'aromathérapie à l'aide de livres ou de conférences. Elle peut adopter certaines pratiques simples et sans danger, comme les soins contre le rhume, l'assainissement de l'air dans la maison, le massage aux essences aromatiques, etc. Cependant, puisque plusieurs huiles essentielles sont très concentrées et peuvent être toxiques si elles sont utilisées inadéquatement, il est plus prudent de consulter un praticien de confiance quand on veut en faire un usage thérapeutique.

L'aromathérapie n'est pas une approche jouissant d'un titre réservé et ses praticiens ne sont pas soumis aux règles de l'Office des professions. Plusieurs praticiens en approches complémentaires l'utilisent, mais ce sont généralement les naturopathes, qui ont reçu une formation en ce domaine, qui en font le plus grand usage.

Enfin, il faut savoir qu'une même plante peut inclure diverses espèces, dont chacune possédera des chémotypes différents. La lavande (Lavandula), par exemple, compte plusieurs espèces dont les officinalis, les stoechas et les latifolia; c'est donc le nom latin complet qui nous permet de savoir de quelle plante exacte il s'agit. Le lieu de culture (climat, altitude, composition du sol) peut aussi influencer la composition chimique d'une plante.

Les huiles essentielles peuvent être utilisées par voie interne ou par voie externe. La voie cutanée est la moins toxique (car elle agit comme un filtre), la plus rapide et offre l'action la plus prolongée. La diffusion des huiles essentielles dans l'air permet de créer des ambiances et des atmosphères correspondant à votre état d'esprit. Chaque mode d'utilisation est détaillé afin de vous faciliter l'usage des huiles essentielles dans votre quotidien.

En pratique
Utiliser des ustensiles en émail, verre, faïence ou acier inoxydable (pas d'aluminium), des spatules en bois ou en inox. Ne pas conserver trop longtemps les HE ou les mélanges à base d'HE dans des récipients en plastique. Utiliser des flacons stérilisés et des ustensiles propres.
Pour information :
HE : huile essentielle ; 1 goutte d'HE = 25 mg d'HE ; 40 gouttes d'HE = 1 g d'HE =1 ml environ
Les doses d'huiles essentielles absorbables vont varier en fonction de l'interface utilisée (cutanée, respiratoire, digestive, rectale, vaginale, sublinguale, etc.), de la pathologie et du type de personne sur laquelle elles sont utilisées.
La peau peut absorber une quantité importante d'HE alors que la voie digestive en supporte deux fois moins. L'efficacité des huiles essentielles n'est pas proportionnelle à la quantité absorbée, bien au contraire. Certaines propriétés des HE sont actives à faibles doses; à hautes doses ce sont les propriétés inverses qui s'activent.
Enfin, pour un enfant, on divisera les doses par 2 et pour un bébé (- de 36 mois) les doses seront divisées par 4. Les huiles essentielles doivent être diluées systématiquement pour un bébé pour une utilisation cutanée et vérifier toujours si les HE utilisées ne sont pas contre-indiquées.

Modes d'utilisation
Comme les huiles essentielles sont composées de molécules volatiles, elles pénètrent facilement les tissus humains, qu'on les ingère, les applique sur la peau ou les respire. Le choix de la voie d'absorption dépendra tant de l'effet visé que de la nature de l'huile, puisque certaines ne conviennent pas à un usage interne ou cutané.
Voie interne. Comme les huiles essentielles sont irritantes pour les muqueuses, on les mélange généralement à un peu d'huile végétale, à du miel ou à du yogourt (elles ne se diluent pas dans l'eau). On trouve aussi sur le marché des huiles préparées avec de l'alcool, des oléocapsules (avec une base d'huile végétale) ainsi que des formules en capsules et en suppositoires.
Voie externe. L'huile se diffuse dans l'organisme à travers la peau; on la mêle à une huile de massage ou à un onguent.
Voie aérienne. L'huile diffusée dans l'air est absorbée par les voies respiratoires; il existe plusieurs modes de diffusion.
La méthode passive (poterie poreuse) ne permet qu'une faible évaporation, sans que les particules puissent agir sur la qualité de l'air.
La chaleur (sur une chandelle ou une lampe) diffuse le parfum, mais risque de détruire les propriétés thérapeutiques des huiles essentielles.
Les ventilateurs (dans les systèmes d'aération des maisons ou des autos) sont efficaces, sauf s'ils sont munis d'un filtre qui risque de retenir une partie des particules.
Les diffuseurs électriques à soufflerie permettent une nébulisation des huiles et une diffusion dans un espace assez vaste; c'est la meilleure méthode pour un usage thérapeutique par voie aérienne.

Usage Interne
L'utilisation en interne des HE doit se faire sous contrôle médical. L'utilisation en interne des HE est à bannir pour les personnes souffrant d'ulcères ou d'inflammation du tube digestif.
Il faut diluer systématiquement les HE. Vous pouvez utiliser un dispersant type "Disper" afin d'obtenir un soluté hydrodispersé. Cette préparation ne devra pas contenir plus de 10% de l'huile essentielle ou du mélange d'huiles essentielles pour des HE "douces" et ne devra pas dépasser 2% d'HE dans le cas des HE "agressives"(phénols). Vous pouvez utiliser une huile végétale afin d'effectuer votre dilution dans les mêmes proportions que ci-dessus. Vous pouvez enfin utiliser du miel afin de réaliser votre dilution mais les proportions sont de 5% pour les HE "douces" et de 1% pour les HE "agressives". La prise de ce miellat doit s'effectuer en dehors des repas.
En utilisation interne, ne pas dépasser 10 à 30 gouttes de ces mélanges par jour selon l'HE.

Gargarisme et bain de bouche
L'utilisation en interne des HE doit se faire sous contrôle médical.
Il faut diluer systématiquement les HE. Vous pouvez utiliser un dispersant type "Disper" afin d'obtenir un soluté hydrodispersé. Cette préparation ne devra pas contenir plus de 10% de l'huile essentielle ou du mélange d'huiles essentielles pour des HE "douces" et ne devra pas dépasser 2% d'HE dans le cas des HE "agressives"(phénols).
En utilisation interne, ne pas dépasser 10 à 30 gouttes de ces mélanges par jour selon l'HE.
Les gargarismes et les bains de bouche à base d'HE peuvent être utilisées notamment pour les maux de gorge et les aphtes.
Mélanger un verre d'eau bouillie refroidie à 10-30 gouttes du mélange hydrodispersé, y ajouter éventuellement du miel, du citron, du sel marin, etc ... puis se gargariser ou se faire un bain de bouche avec ce mélange. Ce mélange peut être utilisé froid ou tiède, et peut être rejeté après utilisation ou avalé (voir précautions ingestion).
Grog
Le grog, boisson chaude composée d'eau (déminéralisée de préférence), d'édulcorant (miel, sucre non raffiné, sirop de fruits...) et de parfum (alcool, huile essentielle, plantes aromatiques, écorces, zestes...) constitue le moyen privilégié d'absorber l'eau qui purifie et les substances qui stimulent, apaisent ou luttent contre les infections selon le choix que l'on fait. C'est une solution intéressante avec les enfants et les gens âgés qui ne doivent pas absorber plus d'une goutte (ou moins) d'huile essentielle : en doublant ou en triplant le volume d'eau et en ne servant qu'une tasse, on obtient la valeur d'une fraction de goutte. Mélangez 1 goutte d'huile essentielle avec 1 c. à thé de miel dans une tasse, remplir d'eau chaude non bouillante. Occasionnellement, il sera suggéré de consommer plus d'une goutte d'huile essentielle par grog. Ne pas dépasser 6 gouttes d'huile essentielle par jour, durant trois jours consécutifs, en grog.
Lavement
L'utilisation en interne des HE doit se faire sous contrôle médical. L'utilisation en interne des HE est à bannir pour les personnes souffrant d'ulcères ou d'inflammation du tube digestif.
Il faut diluer systématiquement les HE. Vous pouvez utiliser un dispersant type "Disper" afin d'obtenir un soluté hydrodispersé. Cette préparation ne devra pas contenir plus de 10% de l'huile essentielle ou du mélange d'huiles essentielles pour des HE "douces" et ne devra pas dépasser 2% d'HE dans le cas des HE "agressives"(phénols). Vous pouvez utiliser une huile végétale afin d'effectuer votre dilution dans les mêmes proportions que ci-dessus.
En utilisation interne, ne pas dépasser 10 à 30 gouttes de ces mélanges par jour selon l'HE.
Il est interdit d'injecter des HE pures dans le rectum ou dans le vagin.
Pour un lavement, mélanger 10-30 gouttes du mélange hydrodispersé dans de l'eau bouillie refroidie (2 verres environ).

Usage Externe
Eviter tout contact des HE avec les muqueuses : les yeux, les oreilles, la bouche, le nez, le vagin ... et sur les zones sensibles ou irritées.
Si l'HE doit rentrer en contact avec la peau, il faut la diluer systématiquement dans une substance naturelle (du type huile d'olive, huile d'amande douce, ...) : 1 à 3%, soit environ 1 à 3 gouttes d'HE pour 1 CS d'huile de base.
En utilisation externe, ne pas dépasser 10 gouttes d' HE par jour
LES RYTHMES D'UTILISATION D'UN DIFFUSEUR
Par Marie-Claire Laparé

Propriétés des huiles essentielles
Les propriétés offertes par le HE sont nombreuses. Analgésiques, antalgiques (Camomille, Pin, Lavande, Menthe), Tonifiantes (Menthe, Poivre noir, Romarin, Bois de santal, Sauge), calmantes (Camomille, Myrrhe, Orange), anti-inflammatoires (Citron, Encens, Géranium), régulatrices de l'organisme (Camomille, Lavande), cicatrisantes (Eucalyptus, Lavande, Hysope, Romarin), et bien plus encore. La liste est vraiment longue!

abcès Lavande, Girofle

accumulation de toxines Genévrier

acné Eucalyptus, Palmarosa, Patchouli

allergies Camomille, Lavande, Patchouli

anti-moustiques Lemongrass, Citronnelle

anxiété Petitgrain, Marjolaine, Lavande

arthrite Poivre noir, Gingembre, Genévrier, Camomille, Eucalyptus

asthme Petitgrain, Basilic, Cyprès, Marjolaine, Lavande

boutons Lavande

brûlures Lavande

cellulite Fenouil, Genévrier, Cyprès, Bois de Cèdre, Eucalyptus

choc Petitgrain, Menthe Poivrée

colère Ylang-ylang

coliques Poivre noir, Menthe Poivrée

constipation Poivre noir, Pin, Basilic

coupures Lavande

crampes abdominales Lavande

crampes de l'estomac Menthe Poivrée

dépression Marjolaine, Romarin, Basilic, Orange, Ylang-ylang

diarrhée Menthe Poivrée

douleurs musculaires Basilic, Romarin, Poivre noir

eczéma Camomille, Lavande, Marjolaine

fatigue Basilic, Romarin, Cannelle, Ravensare

fièvre Hélichryse

furoncles Camomille, Lavande, Cannelle

grippe Eucalyptus, Niaouli, Ravensare

hypertension Lavande, Marjolaine, Ylang-ylang

indigestion Cumin, Basilic, Menthe Poivrée, Orange, Muscade

infections des bronches Niaouli, Eucalyptus, Pin, Thym, Cannelle

inflammations Lavande, Camomille

insomnie Camomille, Lavandin, Orange, Marjolaine

laryngite Gingembre, Thym, Niaouli, Hélichryse

lassitude Lemongrass

mauvaise circulation du sang Poivre noir, Gingembre, Romarin, Pin

maux de tête Menthe Poivrée, Lavande

migraine Lavande, Menthe Poivrée

morosité Lemongrass, Orange

nausée Camomille

obésité Fenouil

peau sèche Bois de Rose

piqûres d'insectes Citronnelle, Lavande, Basilic, Cannelle

rhumatismes Lavandin, Genévrier, Thym, Marjolaine, Romarin

rhumes Niaouli, Hélichryse, Pin, Thym, Bois de Cèdre, Eucalyptus

sinusite Pin, Niaouli

soin de la peau Palmarosa, Bois de Rose

soin des cheveux Romarin, Palmarosa, Bois de Cèdre

stress et tension nerveuse Bois de Cèdre, Vétiver, Orange

vertige Lavande, Menthe Poivrée


Attention, ce document est juste un guide : consultez un médecin ou un aromathérapeute pour plus de détails.

Précautions d'emploi
A LIRE AVANT TOUTE UTILISATION -
Employez les huiles essentielles avec modération et précaution. Elles sont très puissantes.
Les huiles essentielles ne doivent pas être appliquées sur les muqueuses, sur les yeux ou le contour des yeux. En cas de contact, appliquez abondamment une huile végétale, puis consultez un médecin.
Gardez toujours les huiles essentielles hors de portée des enfants.
Certaines huiles peuvent être irritantes pour les peaux sensibles. La majorité des huiles essentielles s'emploient diluées dans une huile végétale sur la peau. Nous vous recommandons de toujours effectuer un test de tolérance cutané dans le pli du coude pendant au moins 24 heures avant toute utilisation à l'état pur ou dilué sur la peau. Si vous observez une réaction (rougeur, irritation, picotement,...), n'utilisez pas le mélange.
Certaines huiles sont photosensibilisantes (angélique, orange, bergamote, citron...). Après application de ces huiles, ne pas s'exposer au soleil.
D'une manière générale, nous déconseillons l'usage d'huiles essentielles pour les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes épileptiques ou ayant des problèmes de santé graves. Sauf avis médical, n'utilisez pas non plus d'huiles essentielles chez les bébés et les enfants de moins de 3 ans.
Les injections d'huiles essentielles sont rigoureusement interdites.
En cas d'allergies respiratoires, éviter d'inhaler directement les diffusions d'huiles essentielles.
N'associez pas huiles essentielles et traitements médicamenteux.
Consultez un médecin aromathérapeute pour toute indication thérapeutique ou tout traitement par voie orale.
En cas d'ingestion accidentelle, avalez plusieurs cuillérées d'huile végétale afin de diluer l'huile essentielle, contactez un centre anti-poison et consultez un médecin.
En cas de doutes ou d'interrogations, n'hésitez pas à demander conseil à votre médecin.
Avertissement : Les informations sur les huiles essentielles disponibles sur notre site internet, sur notre catalogue et sur nos plaquettes sont mises à votre disposition à titre informatif. Elles représentent la synthèse de nos lectures de différents ouvrages concernant l'aromathérapie. Elles ne sauraient en aucun cas constituer un information médicale, ni même engager notre responsabilité.
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# Posté le lundi 27 avril 2009 06:02

Modifié le vendredi 15 mai 2009 14:27

Hildegarde

Hildegarde
Hildegarde de bingen et les élixirs a base de vin
Hildegarde von Bermersheim naît en 1098 Dès l'âge de 5 ans, elle est sujette à ses premières visions. A 8 ans, Hildegarde fait son entrée au couvent des Bénédictines de Disi Bodenberg. Agée de 15 ans, elle reçoit le "voile" des mains de l'évêque Otton de Bamberg, ce qui est un grand honneur, mais sa santé est fragile. Souvent malade, elle tient difficilement sur ses jambes. Elle a 38 ans, en 1136 elle devient, mère supérieure du couvent. C'est à cette période qu'elle commence la rédaction du Scivias "Sache les Voies" ou livre des visions, qui est actuellement conservé à la Bibliothèque régionale de Hesse à Wiesbaden.
Cette ½uvre exceptionnelle est écrite sur des parchemins de 50 cm de hauteur et scellée par des ferrures d'acier ; elle pèse plus de 50 kilos.
Désormais, la réputation d'Hildegarde dépasse les frontières. Le monastère devenant trop petit, Hildegarde le déménage, avec l'approbation
d'Eugène III, entre 1148 et 1150 à côté de la ville de Bingen qui lui donnera son nom.

Dans le même temps où Hildegarde installe sa fondation à Bingen, survient un incident important au sujet de Richardis, jeune moniale qui est
avec l'Abbé Volmar sa secrétaire. Elle est la fille de la marquise de Stade qui a beaucoup aidé Hildegarde au cours de son instalaltion à Bingen.
Elle est également la soeur de l'archevêque de Brême.
En 1151, Richardis est élue abbesse d'un monastère de Saxe dans le diocèse de Brême.
Elle est également maître dans la médecine psychosomatique ; et ne cesse de répéter qu'il est illusoire de vouloir faire disparaître la maladie
si l'on ne comprend pas ce qui se cache derrière. Elle possède l'art de guérir par les plantes et soigne à la fois les corps et les âmes tout
en initiant ses nonnes à la gravure, à l'écriture, aux chants et à la science, domaine généralement réservé aux hommes.
Hildegarde et les plantes
Ses recettes et constatations sur les propriétés des plantes sont passées dans le savoir populaire et grand nombre de ses recettes ont fini par emplir de nombreux ouvrages de phytothérapie
les textes d'Hildegarde mêlent conseils précis et considérations religieuses ou explications maintenant dépassées sur la physiologie humaine. Il est donc indispensable de se livrer à une opération de sélection. Elle a également véhiculé des recettes absurdes qui ont pu ralentir les connaissances médicales et anatomiques de l'époque.

Les règles d'Hildegarde:
donner de la priorité aux remèdes naturels. .
Les remèdes sont indissociables du régime alimentaire.
S'accorder repos et mouvement en suffisance.
Équilibrer sommeil et veille.
Bien éliminer les humeurs viciées (saignée, application de ventouses, moxibustion).
Purifier l'âme en transformant les facteurs entraînant la maladie en force de guérison.


Sources :
SCIVIAS CURAE
SUBTILATUM DE DIVINIS CREATURIS
LES REMEDES DE SANTE D HILDEGARDE DE BINGEN par FERRIS Paul



Petit tuto sur les vins médicinaux appelés aussi élixir


Hildegarde pour conserver ces préparations les mélanges a d'autres composés qui sont
le vin, le miel, le pain, l'huile, les graisses, l'eau...

Les vins pour commencer :
les vins exemple macération de vin l'alcool potentialise certaine plantes et modifie les propriétés de certaines autres, de plus a forte dose l'alcool est nocif pour le foie
on utilise surtout les vin médicinaux pour les plantes a tanin, amers, et à huile essentiel.
il faut laisser macérer et chauffer (au soleil) pour libérer les principes qui nous intéressent.
3 étapes la macération, le filtrage, la conservation
commençons par la macération tout d'abord laver, puis séchés rapidement.
Éviter tout ustensile en métal ou plastique privilégier bois, verre, grés, ou email.
Pour filtrer privilégier un linge ne pas utiliser de filtre papier.
Pour conserver privilégier les flacon de verre que vous aurez au préalable passer 10 mn à l'eau bouillante fermer les hermétiquement linge et cire par exemple.

la préparation en elle même

il vous faut selon les recettes 30à 50g de plantes sèches le double si elles sont fraîches
100 a 150 gr de miel ou 100g de sucre de palme
1 litre de bon vin rouge ou blanc suivant les recettes

couvrir la plante de vin dans un grand bocal de verre le boucher, laisser au soleil au moins 15 jours, retourner le bocal tous les jours, filtrer ajouter le miel, porter à ébullition dans un récipient en email ou grés, laisser refroidir, ajouter quelques clous de girofles (ralenti la fermentation) puis mettre en bouteille (bouillie 10mn) conserver au réfrigérateur 2 mois maximum. Hildegarde recommande 2 petits verres par jour.
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# Posté le lundi 27 avril 2009 05:43

Modifié le lundi 18 mai 2009 12:33